Priorité aux artistes d’ici au Festival Flamenco de Montréal

La réputée guitariste Caroline Planté, qui est aussi directrice artistique du festival, sera de la soirée de clôture.
Photo: Michaël Monnier Le Devoir La réputée guitariste Caroline Planté, qui est aussi directrice artistique du festival, sera de la soirée de clôture.

Pour sa quatrième édition, le Festival Flamenco de Montréal opte pour les artistes locaux et laisse place à beaucoup d’éclectisme : du traditionnel, du puro, jusqu’à du plus expérimental et plus métissé, en passant par toutes les variantes possibles. L’événement prend son envol samedi au Complexe Desjardins et dimanche pour une journée familiale sur la rue Bernard. Puis, les artistes investiront jusqu’au 11 septembre les bars et les salles du Mile-End.

Lundi, on propose le spectacle Cambios du groupe Impulso Flamenco, qui est dirigé par le percussionniste Sergio Barrenechea. Benoît Bigham, le directeur artistique du festival commente : « Ils seront cinq, c’est un spectacle très intense, et il s’agit d’un flamenco assez traditionnel. » Le lendemain, on lorgne le contemporain. Après une première partie assurée par le guitariste Normand Vanasse, un vieux routier qui intègre à sa musique plusieurs dimensions nord-américaines, on offre deux oeuvres : « L’ineffable reste à naître avec Aurélie Brunelle et Jonathan Parant se danse sans musiciens, mais avec des bruits et des sons robotiques, alors qu’ Étude ornithologique du flamenco est une création de Laura Lynne McGee, une autre pionnière », explique Benoît Bigham.

Les plus belles voix

Les deux soirées suivantes mettent en évidence deux des plus belles voix du flamenco montréalais : Marcos Marin et José Luis Pérez. Le premier présente Fragil avec la danseuse-chorégraphe Katherine Oliveri. Une pièce sans feux d’artifice, mais livrée par un rare chanteur-guitariste du genre et une danseuse très intense. Quant à José Luis Pérez, qui fut d’abord danseur, il a fait paraître en 2012 le très beau Como Nieva, le disque d’un Espagnol enneigé ou d’un Québécois « flamenquisé ». Il revient cette année avec le concert Reserva, accompagné par Philippe Jean, l’un des brillants jeunes interprètes de la guitare flamenca d’ici.

En clôture, le festival organise un cabaret avec le danseur andalou Curro Sendra, qui arrive d’Espagne, en plus d’une pléiade de créateurs d’ici. « Ce sera l’occasion de donner des avant-goûts de créations existantes ou de présenter des artistes qui n’ont pas nécessairement de spectacle complet, mais qui veulent offrir un numéro », explique Benoît Bigham. Cela permettra aussi de pénétrer en une seule soirée dans la vitalité du flamenco montréalais. Au programme : le guitariste Montalvo « Pachuco » Jheinsen, la chorégraphe-danseuse Myriam Allard avec le chanteur Hedi Graja, le percussionniste Miguel Medina, la danseuse Rosanne Dion et la violoniste-chanteuse Kristin Molnar, en plus de Marcos Marin et de la réputée guitariste Caroline Planté, qui est également directrice artistique du festival.

Quoi d’autre ? Les 5 à 7 très variés dans les bars avec Labess, Montalvo Flamenko Jazz Trio, Duende et Flamenkitos del Norte de Toronto, en plus de six écoles de flamenco montréalaises (!) et Alexandra Templier, une découverte franco-madrilène qui explore entre autres les allers-retours entre l’Espagne et les Amériques.

À la Sala Rossa, au cabaret Piccolo du Rialto, au Complexe Desjardins, sur la rue Bernard et dans différents autres lieux du quartier Mile-End du 5 au 11 septembre. Renseignements : 514 969-6128.

Festival Flamenco de Montréal