Interpol 15 ans plus tard

Ces dernières années, Paul Banks, Daniel Kessler et Fogarino ont travaillé sur des projets solos chacun de leur côté.
Photo: Festival d’été de Québec Ces dernières années, Paul Banks, Daniel Kessler et Fogarino ont travaillé sur des projets solos chacun de leur côté.

Le spectacle d’Interpol vendredi devrait plaire aux fans de la première heure puisque leur répertoire récent rappelle beaucoup leur matériel du début des années 2000.

Le groupe new-yorkais vient de sortir un nouvel album — El Pintor — qui a été perçu comme un retour aux sources. « El Pintor » est une anagramme du nom du groupe.

Délibéré, le retour aux sources ? Plus ou moins selon le batteur du groupe Sam Fogarino. « Ça ne sonne pas exactement comme une réinterprétation, mais nous l’avons approché avec le même genre d’instrumentation qu’à l’époque. […] Personnellement, c’est l’approche que je souhaitais semblable. Plus simple. Avec moins de technologie, plus de performance. »

Il se dit particulièrement fier « de l’immédiateté de l’effet des pièces », « qu’elles aillent droit au but ».

Comme un bon film

 

À Québec, le groupe devrait interpréter environ la moitié des pièces d’El Pintor et des chansons de chacun des albums précédents depuis Turn on the Bright Lights (2002).

Un concert d’Interpol est un « tout », explique-t-il. Un ensemble fluide avec une atmosphère particulière. De « très grandes » projections vont s’ajouter pour définir encore davantage la bonne ambiance. « On veut que le spectacle se décline comme un bon livre ou un bon film », précise Fogarino.

Quand on lui demande quelle pièce il préfère interpréter, le batteur répond que ça dépend des fois. « Dans chaque concert, il y a toujours un moment précis où tu vis une connexion absolue avec la foule. Ça dure environ 30 secondes. C’est comme quand deux amants sont ensemble. Un climax, c’est très court. »

Malgré l’apparente continuité dans la vie du groupe, il a quand même perdu un pilier avec le départ en en 2010 de Carlos Dengler, réputé le plus turbulent de la bande.

Ces dernières années, les trois autres (Paul Banks, Daniel Kessler et Fogarino) ont travaillé sur des projets solos chacun de leur côté. Après l’échec critique de l’avant-dernier album Interpol (2010), on aurait pu comprendre qu’ils quittent le navire. Mais non.

« On n’a pas à choisir entre le groupe et les projets solos. Nous allons continuer à faire des albums d’Interpol jusqu’à ce que ça n’ait plus de sens pour nous », résume Sam Fogarino. Assez pour en faire pendant encore 15 ans ? « Pourquoi pas ? Je n’ai rien de mieux à faire. »

Interpol

Au parc de la Francophonie à 21h30



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