Le Festival international de percussions déménage ses tambours à Montréal

Mélissa Lavergne est porte-parole du Festival international de percussions, qui donne cette année le beau rôle à la France. « On oublie parfois que ce thème permet d’explorer la Martinique, la Guadeloupe et La Réunion, des cultures avec leurs musiques et leurs tambours », dit Lavergne.
Photo: Andréanne Gauthier Mélissa Lavergne est porte-parole du Festival international de percussions, qui donne cette année le beau rôle à la France. « On oublie parfois que ce thème permet d’explorer la Martinique, la Guadeloupe et La Réunion, des cultures avec leurs musiques et leurs tambours », dit Lavergne.

Pour sa 14e édition, le Festival international de percussions (FIP) déménage de Longueuil à Montréal, au Marché Bonsecours et sur le quai Jacques-Cartier dans le Vieux-Port. Cette année, c’est la France qui est à l’honneur, mais cette France est plurielle, avec de nombreux genres musicaux au sein desquels la percussion est à l’avant-plan. En tout : plus de 1000 artistes et 150 spectacles offerts sur neuf scènes du 3 au 12 juillet.

Mais pourquoi donc ce déménagement après 13 ans de rayonnement sur la Rive-Sud ? Réponse de la porte-parole Mélissa Lavergne : « On manquait de financement à Longueuil. Et comme le FIP est un petit festival en matière de subventions, on a dû partir à la recherche d’un partenaire qui nous permettrait de prendre davantage notre envol. Nous avons trouvé le Vieux-Port de Montréal. Notre nouveau site nous permettra aussi de rejoindre des gens qui sont déjà sur le site. »

Et que permet le thème de la France dans le contexte d’un festival de percussions ? « On oublie parfois que ce thème permet d’explorer la Martinique, la Guadeloupe et La Réunion, des cultures avec leurs musiques et leurs tambours. Je pense par exemple au tambour bélè qui a une belle place. Je pense aussi aux tambours basques », ajoute la percussionniste. Parce que la thématique fait également plonger dans cet univers avec le groupe basque Kalakan.

Mis à part les percussions, on propose le grand bal « Soirée guinguette ». Au programme : du french cancan, du cabaret parisien et un hommage à la chanson. En lever de rideau, Mary-Zoo qui réarrange La Môme, puis l’excellent Philippe Laloux qui interprétera les Gainsbourg, Salvador, Brassens, Nougaro, Ferré, Trenet, Clerc et consorts.

Une des belles découvertes de Mélissa Lavergne est Natascha Rogers, percussionniste d’origine néerlandaise et américaine, connue avec entre autres Zap Mama : « Je la considère un peu comme ma consoeur française. Elle a étudié les percussions à l’étranger, notamment à Cuba. Elle a développé un côté auteure-compositrice-interprète que nous allons ensemble mettre à l’honneur en réarrangeant des chansons françaises à la sauce cubaine. »

Il y a aussi Karen Young, cette voix d’instinct qui s’offre toujours très généreusement.

La porte-parole présente le concert : « Dans son album Âme, corps et désir, les percussions et les chants médiévaux sont en avant-plan et Karen laisse une belle place aux compositeurs français. Dans son spectacle pour le FIP, il va y avoir des éléments de ce disque et elle va élargir le répertoire. » Du profane et du sacré, donc, tirés des répertoires du XIIe au XVe siècle.

À titre de directrice musicale, Mélanie Lavergne regroupera le 11 juillet plusieurs des artistes participant au FIP. « J’ai remplacé les cuivres des années passées par des cordes. C’est la formule habituelle : un house band qui accompagne des musiciens ou chanteurs invités, sauf dans le cas des Guadeloupéens de Solèy Nwé, que l’on reçoit au complet. Ce sera une belle zone d’échanges. »

Quoi d’autre ? Une soirée reggae-gipsy avec Grre en famille, Momentos flamencos de Rosanne Dion, le groupe provençal Le Condor, le duo corse Scruconi, les Marseillais d’Alcaz, en plus de Stella Gonis, Luc Boivin, Arashi Daiko, Paulo Ramos et bien d’autres.

Au Marché Bonsecours et sur le quai Jacques-Cartier dans le Vieux-Port de Montréal du 3 au 12 juillet. Renseignements : 1 888 463-2692, www.percussions.ca