The Other Side of Desire, Rickie Lee Jones

De son Chicago natal à sa Nouvelle-Orléans d’adoption, il n’y a qu’à suivre le « Highway 61 ». Mais ce sont les détours et tiraillements d’une vie qui ont mené Rickie Lee Jones jusqu’à la ville de toutes les sources de la musique : là, paisible, de son bord de rue (la rue Desire qui donna son nom à la pièce de théâtre de Tennessee Williams), le goût d’écrire est revenu, et des mélodies ont surgi, pas si lointaines de celles de l’album si californien qui la révéla au monde en 1979 (oui, celui de Chuck E’s in Love). Onze chansons neuves, qui hurlent à la lune et exultent et pleurent et rient, baignées dans les eaux boueuses du Delta. Avec Louis Michot des Lost Bayou Ramblers pour complice, parmi d’autres amis du coin, Rickie va de valse cajun en blues ensorcelé, de r’n’b qui dodeline à la Fats Domino jusqu’en folk d’harmonies tendres, et c’est beau et chaud et bienfaisant (et un peu déchirant par moments). Et on aura tout ça au Lion d’Or le dimanche 12 juillet.

The Other Side of Desire

Americana

Rickie Lee Jones, The Other Side of Desire Music

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