House of Words, The Aurian Haller Band

La pochette froide, la photo d’Aurian au verso du livret, regardant ailleurs : qui voudrait de ce disque pas invitant, exprès dirait-on ? Faudra se rendre aux chansons quand même, c’est trop bien. Ce troisième disque du groupe de Québec, qui s’articule autour de son chanteur, auteur et compositeur, est remarquablement écrit, très tendrement parlé-chanté, au folk pas banal dans les mélodies malgré des influences très manifestes (j’entends Cohen comme tout le monde, mais aussi Bruce Cockburn, Neil Young, Ron Sexsmith). S’ajoute la pedal steel de Bob Egan (Blue Rodeo), des choeurs entourent la belle voix d’Aurian, qui en a beaucoup à dire (en anglais et en français) et sait dire. « Do me a favour let me do / something for you / everybody’s got to owe / someone » : ce ton-là. C’est moins heureux quand ça s’éloigne des ballades, mais indéniablement valable. Que ça se sache. Ça tient à si peu, une maison de mots est plus fragile qu’un château de cartes.

House of Words

Folk indie

The Aurian Haller Band, Indépendant

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