Dans le circuit mondial des arts visuels

Martine Letarte Collaboration spéciale
L’équipe de la Biennale travaille déjà sur l’édition de 2016
Photo: Courtoisie Biennale de Montréal L’équipe de la Biennale travaille déjà sur l’édition de 2016

Ce texte fait partie du cahier spécial Conseil des arts

La Biennale de Montréal 2014, réalisée avec le Musée d’art contemporain de Montréal, a reçu plus de 250 professionnels étrangers issus de tous les continents, l’an dernier, et a attiré plus de 200 000 visiteurs. L’événement a suscité plus de 250 articles et mentions dans les médias, dont plus de 40 % à l’extérieur du Québec. Portée par ce rayonnement international, la Biennale de Montréal 2014 est finaliste pour le 30e Grand Prix du Conseil des arts de Montréal.

« Nous avons redéfini puis relancé la Biennale, avec comme l’un des objectifs principaux de positionner Montréal à l’échelle internationale pour les arts visuels, alors que la ville était plutôt invisible dans le domaine », explique Sylvie Fortin, directrice générale et artistique de la Biennale de Montréal.

Comment avoir réussi ce tour de force en une seule édition ?

« Ce n’est qu’un début, mais disons que nous avons déployé une stratégie dès le mois de mai en prévision de la Biennale qui commencerait en octobre, explique-t-elle. Nous avons travaillé à New York pour nos relations de presse étrangères. »

Elle a aussi convaincu l’Organisation des directeurs des musées d’art du Canada de tenir son assemblée générale, prévue en novembre, à Montréal plutôt qu’à Ottawa, pour profiter en même temps de la tenue de la Biennale.

Le choix des artistes était aussi capital pour attirer l’attention sur la Biennale. D’abord, de grands noms de l’art contemporain étaient présents, comme Simon Denny, Lawrence Weiner, Thomas Hirschhorn, Krzysztof Wodiczko, Franco « Bifo » Berardi et Shirin Neshat.

« Nous avons réussi à les convaincre de participer grâce à notre choix de commissaires et au thème proposé, affirme Sylvie Fortin. Les artistes cherchent toujours à travailler sur des questions nouvelles, et L’avenir (looking forward) a permis d’ouvrir un dialogue avec les citoyens et entre les 50 artistes participants de Montréal et de l’international. Il y a eu un questionnement commun, puis on a proposé des choses différentes sans répéter ce qu’on entend partout. C’est le rôle de l’art. »

La Biennale a aussi promis 50 % de découvertes.

« C’est là que les artistes québécois sont entrés en scène. Cet élément de découvertes a souvent été relevé par les critiques américaines. »

En plus de commencer à positionner Montréal comme un « lieu de production » plutôt que comme un « récepteur » uniquement, la Biennale a permis à plusieurs artistes québécois de recevoir des invitations canadiennes et internationales.

« Richard Ibghy et Marilou Lemmens ont été invités à participer à la Biennale d’Istanbul, un grand événement international, indique Sylvie Fortin. L’artiste montréalaise issue de la communauté mohawke Skawennati a été invitée dans plusieurs événements canadiens et internationaux. Les retombées sont importantes. »

L’équipe de la Biennale travaille déjà sur l’édition de 2016.

« Nous sommes en train de terminer la sélection des commissaires et nous devrions dévoiler leurs noms en avril, puis ils développeront le thème de la prochaine édition, qui sera annoncé à l’automne. »

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