À la gloire de Tony Roman

Au tour d’Antonio D’Ambrosio, dit Tony Roman, cultissime chanteur-réalisateur-producteur des années 1960-1970, d’entrer — à titre posthume — au panthéon du rock’n’roll québécois. La modeste cérémonie et la célébration assortie, qui auront lieu ce dimanche à 14 h au Musée du rock’n’roll (2222, rue Ontario Est), constitueront le point d’orgue de l’exposition Révolution rock 1964-1968. Du yé-yé au psychédélique, laquelle accueillera ses derniers visiteurs le 28 mars.
 

 

Après l’intronisation du non moins mythique groupe pop-garage Les Hou-Lops à la fin de février, on rendra ainsi hommage à la plus flamboyante vedette de l’époque. Le grand public se souvient surtout de Tony Roman pour les frénétiques adaptations des succès du groupe britannique Manfred Mann (Do Wha Diddy, Sha La La) et ses duos à la Sonny and Cher avec Nanette Workman (Petit homme, Fleurs d’amour, fleurs d’amitié), mais il fut également l’un des pionniers de notre industrie du disque, lançant le label Canusa dès 1966 (comme dans Canada-USA : il voyait grand, le « petit homme » de Nanette…).

Sa discographie éclectique et sa bio bigarrée (il a fini par faire carrière à Hollywood…) continuent d’étonner et fasciner, de génération en génération, et l’on a réédité en 2011 chez Mucho Gusto le rarissime vinyle de son projet psychédélique avec Jean-Pierre Massiera, Les Maledictus Sound. Tony Roman ? Un cas. Un personnage. Un bagout extraordinaire. De l’ambition pour mille. Une place plus que justifiée au panthéon du rock d’ici.

Qui verra-t-on rappliquer ce dimanche pour l’occasion ? Pour les Hou-Lops, tout un tas d’anciens de l’ère faste et fulgurante des groupes se sont retrouvés, membres des Misérables, Fauves et autres Lutins. Que sont devenus les amis de Tony Roman ? On est curieux. Curieux à gogo. Assez pour y aller en sautillant de côté, tel Tony sur scène dans son Do Wha Diddy.

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