La veillée du Plateau

Le groupe l’Homme à deux femmes
Photo: Gilles Garand Le groupe l’Homme à deux femmes

Voilà maintenant trente-trois ans que la Veillée du Plateau fait danser ses participants au rythme des sets carrés, contredanses et promenades avec ses « swingez votre partenaire ». Pour célébrer le Nouvel An, la SPDTQ, organisme qui chapeaute également la Grande Rencontre, invite le groupe l’Homme à deux femmes et le calleur-gigueur Réal Gagné. Il s’agit d’une occasion de découvrir un événement qui fait présentement l’objet d’une demande au ministère de la Culture pour être reconnu comme élément du patrimoine immatériel en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. Des nouvelles à ce sujet seront peut-être annoncées d’ici le printemps.

« La veillée québécoise est un élément de notre patrimoine culturel qui symbolise la rencontre des gens dans le plaisir de la connivence de la danse traditionnelle. C’est intergénérationnel. Je vais avoir 68 ans et j’en reviens pas. Lors des soirées, c’est maintenant nous, l’âge d’or. Il y a plusieurs générations de personnes, des enfants jusqu’aux 75 ans. C’est d’une convivialité extraordinaire. On a toujours entre 200 et 300 personnes », explique Gilles Garand, président de la SPDTQ et de la Grande rencontre.

Il poursuit : « La force des veillées, c’est d’avoir les meilleurs calleurs du Québec. Ainsi que les meilleurs musiciens pour la danse puisque, chaque veillée, il y a un nouveau calleur et un nouveau groupe de musique traditionnelle qui savent faire danser. C’est un art en soi d’être capable d’avoir la cadence pour que les pas des danseurs soient soulevés. Si tu t’enfarges comme musicien dans une veillée, tu vas le savoir longtemps parce que ça ne marche pas avec les danseurs. Il faut que ça soit soulevant, envoûtant, tourbillonnant. »

L’Homme à deux femmes est un groupe composé de Peter Senn à la guitare, Sylvie Ladouceur au violon et Isabelle Cloutier à l’accordéon et à la podorythmie. Peter le raconte : « On fait surtout des veillées ensemble depuis au moins douze ans. Pendant cinq ans, on était le groupe musical de la troupe de danse des Mutins de Longueuil. Ça nous a donné beaucoup de savoir-faire pour jouer pour la danse. On interprète du traditionnel et, depuis quelques années, on a aussi intégré des compositions des André Brunet ou Richard Forest. On est un band sans virtuoses, mais on a un son unique et un bon drive. Ça swing ! » Quant au calleur-gigueur Réal Gagné, on le décrit comme un artiste très proche du monde, très bon autant comme animateur que comme danseur.

Au 2275, Saint-Joseph Est, samedi 3 janvier à 20 h Renseignements : 514 273-0880, www.espacetrad.org.

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