Dead Obies domine au GAMIQ

Le groupe Dead Obies a reçu les prix du Meilleur album rap de l’année, de la Chanson de l’année, du Spectacle de l’année et de la Révélation de l’année.
Photo: Martin C. Pariseau Le groupe Dead Obies a reçu les prix du Meilleur album rap de l’année, de la Chanson de l’année, du Spectacle de l’année et de la Révélation de l’année.

Le « sud sale » aura lavé plus blanc que blanc. La formation de rap montréalaise Dead Obies a récolté pas moins de quatre trophées dimanche soir, lors de la neuvième édition du GAMIQ, le Gala de l’alternative musicale indépendante du Québec.

Les six membres de Dead Obies, malheureusement absents lors du gala en raison d’une tournée européenne, ont donc reçu les prix du Meilleur album rap de l’année pour Montréal $ud, de la Chanson de l’année (pour la pièce éponyme), du Spectacle de l’année et de la Révélation de l’année. Dead Obies, qui vient de faire paraître un livre-glossaire décortiquant leur disque, s’est retrouvé cette année au coeur de débats entourant l’utilisation du « franglais ».

La chanteuse Klô Pelgag, qui avait obtenu le plus grand nombre de nominations — sept, soit une de plus que Dead Obies — n’a donc pas effectué un grand balayage. Elle a tout de même reçu deux récompenses dimanche, soit celle de l’Album pop de l’année pour son Alchimie des monstres et surtout celle d’Artiste de l’année. Au dernier gala de l’ADISQ, la pianiste mélangeant la chanson au théâtre avec des arrangements classiques avait été élue Révélation de l’année.

L’excellent disque Maladie d’amour de Jimmy Hunt a été choisi Album folk de l’année, son maître d’oeuvre ayant aussi été élu Auteur-compositeur de l’année. Le GAMIQ a aussi récompensé la formation Hôtel Morphée en lui remettant le prix du Vidéo de l’année.

Côté roots, c’est le groupe Canailles qui s’est démarqué avec son disque Ronds-Points, alors que la formation Jesuslesfilles a mitonné le meilleur disque de rock de 2014. Owen Pallett (indie rock), Black Givre (expérimental), B.A.R.F. (métal), PyPy (punk), Millimetrik (électronique), Toast Dawg (EP de l’année) et Matana Roberts, Sam Shalabi, Nicolas Caloia (jazz/musique contemporaine) ont également vu leur travail récompensé.

Le gala était animé par Tanya Beaumont, de la radio communautaire CKRL à Québec. Les gagnants ont été choisis par un vote populaire ainsi que par un vote d’un jury de l’industrie, formé de journalistes, de diffuseurs et de programmateurs de salle. Les artistes du top 50 des albums québécois les plus vendus ne sont pas admissibles au GAMIQ.