Musique funèbre pour le prince Léopold d’Anhalt-Cöthen. Ensemble Pygmalion, Raphaël Pichon.

À quelques encablures du Festival Bach de Montréal, il nous paraissait important de vous présenter l’un des plus éminents disques Bach de l’année. Il s’agit du premier enregistrement de Raphaël Pichon pour Harmonia Mundi, une reconstitution, entreprise en 2011 par Morgan Jourdain, d’une musique pour le service funèbre (1728) du « prince bien-aimé », Léopold, dont Bach fut le dévoué musicien à Cöthen. Les musiques sont tirées de la Passion selon saint Matthieu (d’où le fait de voir accolé à ce travail le numéro BWV 244a), de la Trauerode et de la Messe en si, toutes parées de nouvelles paroles. Hors tout jugement musicologique sur ces extrapolations, le verdict musical est limpide : ça marche ! Et non seulement ce qu’on entend convainc parfaitement, mais c’est magnifiquement coloré, vocalement et instrumentalement. Comme Leonardo Garcia-Alarcon, Raphael Pichon est un artiste à suivre de très près.

Köthener Trauermusik

Classique

Musique funèbre pour le prince Léopold d’Anhalt-Cöthen.
Ensemble Pygmalion, Raphaël Pichon. Harmonia Mundi HMC 902 211.