Cantates de Bach

Jordan de Souza
Photo: Olivier Clarke Jordan de Souza

Cette semaine musicale fort peu remplie est marquée, dimanche à 14 h, par la deuxième étape du périple de huit années de la salle Bourgie à travers les cantates de Bach. Ce second concert est, en collaboration avec la Fondation Arte Musica, une production du Concours international d’orgue du Canada (CIOC) qui a eu lieu du 7 au 19 octobre. Le Choeur et l’Ensemble instrumental du CIOC seront dirigés par Jordan de Souza et associés aux solistes Jana Miller, Maude Brunet, Jacques-Olivier Chartier et Nathaniel Watson. Le thème est la réunion d’oeuvres avec orgue obbligato (d’où le rapport avec le CIOC...).

Les cantates présentées ce dimanche seront les BWV 48, 49 et188. « Ich elender Mensch, wer wird mich erlösen… » (Misérable que je suis, qui me délivrera ?), BWV 48, pour alto, ténor, choeur et orchestre avec deux hautbois et trompette, a été composé pour le 19e dimanche après la Trinité. Lors de l’office est lu un chapitre de Matthieu racontant la guérison d’un paralytique. Le texte se rattache à l’adresse du Christ au paralytique : « Tes péchés te seront pardonnés », avec pour enseignement (choral final) : « Seigneur Jésus-Christ, mon unique réconfort ».

La Cantate BWV 49 (de 1726, alors que la précédente date de 1723) s’intitule « Ich geh' und suche mit Verlangen » (Je vais et cherche avec désir...). Nous sommes un dimanche plus tard, avec pour lecture la parabole des noces. L’auteur (inconnu) du texte de la cantate transforme l’échange amoureux en un dialogue entre l’époux (le Christ) et l’épouse (l’âme, puis, plus largement, l’Église). Les solistes sont ici une soprano et une basse et l’orchestre comprend un hautbois d’amour et l’orgue obligé.

Dimanche suivant et orgue obligé, aussi, pour la Cantate BWV 188, « Ich habe meine Zuversicht » (J’ai mis ma confiance en Dieu). Quatre solistes, deux hautbois et un hautbois da caccia, pour le message que la confiance en Dieu est toujours récompensée, malgré les adversités de la vie.