Pampa Blues, Tango boréal

C’est le monde inversé d’un tango avec un poncho ou d’un folklore argentin avec le son du bandonéon. C’est assurément la muse du Sud imaginée au Nord par un musicien québécois qui se donne la mission de composer, mais aussi de contribuer à la sauvegarde de l’instrument-vedette de Piazzolla. C’est un tango à cheval, un gallot à la pulsion terrienne. Mais c’est aussi une approche savante introduite dans plusieurs univers jusqu’au rappel de l’orgue à manivelle des premiers tangos. C’est une démarche historique qui se laisse aller hors du temps en intégrant la fougue espagnole et les inflexions du blues. Mais ce blues est celui du gaucho, près du Río de la Plata, moins brûlant que son frère du Mississippi. C’est aussi la densité piazzollienne ou le tango impressionniste. Enfin, c’est le tango boréal qui devient le nom du trio avec guitare et contrebasse, après avoir désigné celui d’un disque précédent du bandonéoniste Denis Plante. Et c’est exquis.

Pampa blues

Tango

Tango boréal
Atma classique

1 commentaire
  • Daniel Saindon - Abonné 17 octobre 2014 08 h 26

    commentaire très éloquent!

    votre appréciation est très éloquente!