Pas toujours purement heavy

Après un festival 2013 en demi-teinte, la nouvelle version du Heavy Montréal frappe fort. En cause ? La présence de Metallica, samedi soir, au parc Jean-Drapeau.

 

La dernière fois que les Four Horsemenont été de passage au Québec, c’était en 2011 sur les plaines d’Abraham, où 110 000 fans s’étaient réunis. Outre Metallica, les fans de trash metal sont choyés. Anthrax et Slayer — deux autres groupes du Big Four — seront de la partie, sans compter Voïvod et Municipal Waste.

 

La grande nouveauté de cette édition est l’arrivée tout en douceur des groupes punk et rock, un choix qui a déplu à une partie des festivaliers fans de métal purs et durs. Les Bostonnais de Dropkicks Murphys, au rock irlandais festif, mais aussi le punk californien de The Offspring, qu’on avait plutôt l’habitude de voir au Rockfest de Montebello, ou encore les infatigables Bad Religion, groupe mythique aux 17 albums, seront présents en fin de semaine.

 

Petite délégation québécoise

 

Déception pour ceux qui voulaient consommer du local. Heavy Montréal ne programme que cinq groupes québécois, contre une dizaine lors des précédentes éditions, avec Voïvod qu’on ne présente plus comme chef de meute.

 

La Corriveau, groupe lui aussi trash de Québec, marche dans les pas de ses aînés de Jonquière. « C’est une consécration, c’est sans doute le plus gros show de notre vie. C’est une superoccasion. On veut surtout avoir du fun », a déclaré Xavier Alvarez, batteur du groupe formé en 2008. Il estime leur première scène au festival comme un bon présage. « On ne peut jamais savoir comment la magie va opérer auprès du public. Mais ça boucle notre boucle qu’on a entamée depuis la sortie de notre album [Soul Possession, en 2012]. Le fait d’être là nous pousse à continuer. » Dimanche 13 h, sur la scène de l’Apocalypse.

 

À ne pas louper

 

Les Twisted Sister sont trop rares sur scène pour les manquer : une dizaine de dates tout au plus par an, exclusivement des festivals d’été. Issus du mouvement glam rock des années 80, les New-Yorkais avaient connu le succès immédiat après la sortie de Stay Hungry en 1984. Ceux qui sont restés fans pourront sans doute entonner en choeur des titres comme I Wanna Rock et We’re Not Gonna Take It. Dimanche 19 h, sur la scène Canadian Molson.

 

La curiosité du festival

 

Venus tout droit du Japon, les Babymetal ont de quoi rendre dubitatif — surtout l’auteur de ces lignes. Pur produit commercial glissant sur la mode kawaii — mignon, en japonais — le groupe mettant en scène trois adolescentes sur une musique qui mélange habillement métal lourd, sonorités électroniques et pop japonaise acidulée connaît pourtant un important succès au pays du Soleil levant. Espérons-leur au moins la même chose ici. Samedi 13 h 10, sur la scène Heavy.

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