Entre quiétude et fête au Festival de Tadoussac

Si on trace la route 138 année après année, c'est surtout parce que «le plus grand des petits festivals» promet d'amalgamer la quiétude et la fête.
Photo: Source Marc Loiselle Si on trace la route 138 année après année, c'est surtout parce que «le plus grand des petits festivals» promet d'amalgamer la quiétude et la fête.

Après le passage marquant de la 30e édition, le Festival de la chanson de Tadoussac revient en cette fin d’avril pour dévoiler sa programmation. Le signe annonciateur d’un été qui tarde encore, mais qui sera sans doute au rendez-vous du 12 au 15 juin.

 

Désormais bousculé durablement par la tonitruante machine des FrancoFolies, le festival de la Côte-Nord n’en demeure pas moins une valeur sûre, souriante et accueillante. Les heureuses surprises sont habituellement de la fête, au même titre que les primeurs.

 

Cette année, on annonce d’ailleurs un mariage de scène tout féminin avec Les soeurs Boulay et les Hay Babies. Cinq jeunes femmes donc, réunies pour un unique spectacle dans l’église de Tadoussac. Belle idée.

 

Même scène pour un beau retour, celui de Pierre Lapointe qui donnera ici le spectacle qu’il doit amener par la suite en France. C’est encore une fois à l’église qu’on retrouvera Marie-Jo Thério, dans un spectacle que la directrice artistique, Catherine Marck, salue déjà. Robert Charlebois boucle la scène alors que, peut-être dans un ultime effort pour faire tourner encore une fois la manivelle de la nostalgie, il célèbre ses 50 ans de carrière en laissant le public choisir certaines des pièces du spectacle.

 

Mais si on trace la route 138 année après année, c’est surtout parce que « le plus grand des petits festivals » promet d’amalgamer la quiétude et la fête. Samedi, au moment où on passera à dimanche, il faudra se presser dans le toujours couru sous-sol de l’église de Tadoussac pour Groenland, une sensation portée par une belle vague. Pour la voix de la chanteuse Sabrina Halde, son énergie aussi. Et pour le groupe déjà très solide qui risque d’aller bien loin, au-delà de la planète Québec. La veille, Betty Bonifassi y sera, dans un hommage aux chansons noires des années 1920, façon électro.

 

Qualité Motel (la gang de Misteur Valaire) et Dead Obies, des « frères » du collectif Alaclair Ensemble, s’exécuteront plus d’un soir dans le joyeux bordel festif et noctambule du secteur de l’Auberge de jeunesse. Et ils ne seront pas seuls. À surveiller : Les hôtesses d’Hilaire, rockeurs néo-brunswickois.

 

Catherine Marck mise aussi sur la beauté des lieux, à l’embouchure du majestueux fjord du Saguenay. On promet ainsi une balade musicale autour de la pointe de l’slet, un spectacle au lever du soleil samedi et une randonnée en kayak jusqu’à l’anse à la barque, histoire d’aller entendre le reggae de Danakil.

 

Les ateliers d’écriture reviennent se glisser dans la programmation. C’est l’occasion pour de jeunes auteurs-compositeurs-interprètes de peaufiner des chansons parfois naissantes et de les livrer au public de Tadou.

 

Extrait du spectacle de Caïman Fu donné sur les dunes, au lever du soleil, lors du Festival en 2013



Marche autour de la pointe de l'Islet rehaussée de trois petits spectacles, en 2013