Disque - Tess Parks, Blood hot

Ouste Lana Del Rey, voici Tess Parks à la conquête de la planète pop ? Pas si simple pour la Torontoise, faute de hype (l’enflure publicitaire avant-coureuse). Tant mieux, se dit-on : la jeune femme aura tracé son chemin seule, parcours qui passe par un long séjour à Londres (rencontre marquante, contrat, etc.), puis nous revient, EP début 2013, premier véritable album en fin d’année. Nul besoin de machine à fabriquer les platinées éthérées quand on est déjà tout naturellement enfant-fleur et craquante brunette à moue boudeuse comme Grace Slick au temps de White Rabbit, et qu’on a ces mélodies hypnotiques et cette voix lancinante qui flottent dans un bain de psychédélie à bulles multicolores. Oui, Gates of Broadway commence exactement comme Season of the Witch, oui on dirait Hope Sandoval de Mazzy Star qui se lamente dans sa chambre d’écho, mais ce sont là des attraits. On est dans l’antichambre d’un passé volontairement revisité, et s’y complaire peut parfaitement plaire. La preuve.