Disque – Notre histoire, Deya

Ils ont appris leur musique dans les sillons de Bob et de Buju, puis ils ont voulu donner des couleurs du monde et témoigner de leurs idéaux sociaux. Ils ont fini par intégrer le créole haïtien du chanteur Nik, puis le patois jamaïcain de Mikey Dangerous, en plus de l’oud aéré de Phyras Haddad, du n’goni terreux de Papa Zon, de la guitare volante de Toto Laraque ou celle de Funk Lion, avec qui ils donnent dans le western-spaghetti. Leur message, ils le portent souvent en français, en reggae roots aux inflexions qui rappellent parfois celles d’Alpha Blondy, qui interprète la pièce titre avec eux. Ils ajoutent aussi les cuivres parmi les plus mordants en ville et leur claviériste ajoute son lot de petits effets. En bons Montréalais, ils chantent le printemps érable et avec le slameur Patrice Koffi, ils dénoncent l’exploitation. Le lundi 18 novembre, ils feront résonner leur vibrant appel à la mémoire et à la liberté sur la scène du Rialto.