Disque - Saule, Géant

On l’a bien vu aux Francos de Spa cet été : le doux géant de la chanson belge, Baptiste Lalieu dit Saule, a bouffé du lion (belge) : disparu du radar, il refait surface avec un troisième album qui sent le neuf et le renouvellement des forces. Nouvelle équipe française en soutien, le gentil gars à tendre timbre (pas loin de -M-, en vérité) s’est émancipé de lui-même. Et règle des comptes. Avec son image de mou sympa, pour commencer : trois chansons, Le bon gros géant, Type normal, Le chanteur bio, s’en occupent. Hors norme et fier de l’être, Saule, et vlan! dans les dents des anti- atypiques. Et avec l’Angliche relaxe Charlie Winston à la réalisation (et en match bilingue sur Dusty Men : « Eh ! Toi, l’english man/Enlève donc ton chapeau/Watch what you say man/Don’t speak my mother tongue »), Saule a les coudées franches, désormais capable de se démener rock (L’inventaire de notre amour), et de groover funk si ça lui prend (Mieux nous aimer). Doux géant, marrant encore et toujours, mais à son avantage.