Disque - Benjamin Grosvenor, Rhapsody in blue

Je suis conscient du rythme auquel le marketing tente de nous vendre de « nouvelles vedettes » dont on n’entendra plus parler dans quelques années… lorsque d’autres « nouvelles vedettes », plus jeunes ou plus sexy, auront étanché notre supposée soif de découvertes et de renouvellement. Pourtant, là, j’ose prendre le pari que Benjamin Grosvenor sera appelé à prendre une vraie place dans notre univers musical. Le pianiste anglais avait 20 ans en 2012 lorsqu’il enregistra ce disque marqué par sa vision stylistique d’une grande justesse dans le Concerto en sol de Ravel, que peu de jeunes instrumentistes appréhendent avec goût et sagesse. Le 2e Concerto de Saint-Saëns est sain, franc et mordant, et la Rhapsody in Blue (version jazz), simplement la meilleure au disque depuis 20 ans (Marshall-Litton, Virgin 1993). Les accompagnements de James Judd ? Parfaits !

 

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