Disque - Stromae, Racine carrée

Pas un feu de paille, Stromae (prononcez Stromaï, à la bruxelloise, et pour la rime). Traînée de poudre, oui. Alors on danse, tout tube était-ce, annonçait la couleur : ce Paul Van Haver, verbe épatant et rythmes pimpants, n’allait pas en rester là. Deux autres bondissants et pertinents tubes (et clips correspondants) ont tapissé l’été, l’ode brelienne aux exclus Formidable et le drame de l’enfance sans père Papaoutai, préparant le terrain à ce deuxième album franchement phénoménal. Comment il fait, ce grand dégingandé à noeud papillon, si souriant et si sage, pour rentrer à ce point dedans pendant que ça remue tant et tant ? Ta fête, le morceau d’intro, est un miracle de détournements de mots positifs (« Tu aimerais faire la fête […] Le juge voudrait te faire ta fête »), Bâtard expose mine de rien ses contradictions (« Mais t’es Hutu ou Tutsi ? / Flamand ou Wallon ? / Bras ballants ou bras longs ? »). Toutes comme ça. Imparables dans le corps, impérissables dans la tête. Un génie, ce type.
 


 
1 commentaire
  • Patrick Parisot - Abonné 30 août 2013 05 h 41

    Tout simplement génial.