Kohlberg renonce à racheter les pianos Steinway

New York — La société de capital de risque Kohlberg a annoncé mardi dans un document boursier qu’elle n’allait pas augmenter son offre de rachat sur le fabricant de pianos et d’instruments de musique américain Steinway et qu’elle renonçait donc à l’acquérir.

 

Kohlberg avait proposé en juillet de racheter le célèbre fabricant né il y a 160 ans pour 35 $ par action, soit environ 436 millions de dollars, mais Steinway a annoncé lundi qu’il avait reçu une offre « supérieure ».

 

« Une société affiliée à un fonds d’investissement ayant plus de 15 milliards de dollars d’actifs sous gestion » propose de racheter l’ensemble du groupe pour 38 $ par action en numéraire, valorisant Steinway à 473 millions de dollars, avait alors expliqué le fabricant.

 

L’identité du nouvel acheteur potentiel n’a pas été dévoilée. Selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier, il s’agirait du fonds spéculatif Paulson and Company, propriété du milliardaire John Paulson, qui s’est fait connaître et a fait fortune en pariant sur la chute de l’immobilier américain avant la crise.

 

Steinway a indiqué qu’un rachat l’aiderait à développer ses activités internationales sans diminuer la qualité de ses pianos légendaires, réputés pour leur son et leur toucher.

 

Outre ses fameux pianos, Steinway possède les cors CG Conn, les clarinettes Leblanc, les trombones King, les caisses claires Ludwig ou encore les trompettes Bach. Il distribue aussi en Amérique du Nord des saxophones de la société familiale française Henri Selmer.

 

La société est basée à Waltham, dans le Massachusetts, et avait réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 354 millions de dollars pour un bénéfice net de 13,5 millions.

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