Disque - Hugh Laurie, Didn’t It Rain

Il remet ça, le bon docteur House : deuxième album. Dame ! Tout ce temps perdu dans la roulotte avant le gros plan (avantageux), ça s’occupe. Et il se trouve que le toubib pianote, et qu’il aime le blues. « Ce n’est peut-être pas réciproque », disait un jour que j’étais là ce bon Eddy Mitchell à propos de Patricia Kaas. Voix éraillée étudiée de bluesman patenté, répertoire blues années 1920-1930 de fin connaisseur un peu pédagogue (et un brin démagogue), l’acteur se la joue et s’y croit. Et comme il a du bagout, on l’invite en vedette de festivals (Francos de Spa l’an dernier : j’y étais itou), et les vétérans en quête de visibilité se font voir à ses côtés. La dernière fois, c’était Dr John (entre praticiens !) ; ce coup-ci, c’est Taj Mahal. Mary McCartney, fille de sir Paul, a croqué notre homme en queue-de-pie sur la pochette. Need I say more ? Oui, c’est agréable et bien fait, réalisé par Joe Henry, et tout et tout. Mais de la récré roots au produit dérivé, deux mots pour résumer : pas necessary.

 

 


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