Disque - Buika, La noche mas larga

On l’a consacrée nouvelle reine du flamenco, mais elle n’est pas que ça et, avec ce disque de chansons universelles d’amour, l’étiquette devrait disparaître. Non pas que Buika ait renié le grand genre espagnol dont elle a conservé l’élan, la déchirure, le cajon et les claquements, mais le nouveau répertoire le fait fondre plus que jamais dans le jazz et les mondes latinos. Au-delà des genres, Buika est devenue une grande chanteuse internationale, un condensé d’émotions intimes à la Billie Holiday, un cri voilé, une tendresse rauque, dans un espace de création où le duende et le blues se rejoignent au plus profond des tripes. Même dans certaines reprises plus convenues, la voix finit toujours par s’imposer. Il faut d’ailleurs l’entendre improviser à la fin de Ne me quitte pas de Brel. Et pour faire comprendre son âme, Buika a choisi Dont Explain de la Holiday pour faire davantage ressortir le flamenco avec guitare et cajon, en anglais s’il vous plaît.

 

 



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