Osheaga - Montréal aime la musique!

La dictature du look pèse gros au parc Jeau-Drapeau et l’uniforme officiel du festival en plein air est partout, autant pour les filles que les garçons.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir La dictature du look pèse gros au parc Jeau-Drapeau et l’uniforme officiel du festival en plein air est partout, autant pour les filles que les garçons.

Le festival Osheaga, événement phare du promoteur evenko, s’ouvrait pour la huitième fois vendredi au parc Jean-Drapeau, où vétérans et nouvelles recrues de la musique se partagent les faveurs du public pendant trois jours. Ce tourbillon de musique fait désormais partie du parcours des grands festivals estivaux, aux côtés des Bonnaroo et Lollapalooza. Le rendez-vous annuel pour entendre, voir et être vu.

 

Laissant une grande place aux artistes quasi mythiques sur ses scènes principales, comme The Cure, New Order ou Beck, l’organisation ratisse large pour son édition 2013 et s’approprie un public peut-être plus mature que par les années précédentes.

 

Avec 42 000 visiteurs attendus par jour, les déplacements entre les cinq scènes du parc peuvent se montrer ardus. Le site a été repensé cette année pour faciliter les accès de la foule, qui grandit chaque année. Malgré ces améliorations, virevolter d’une scène à l’autre peut être un défi pour les visiteurs et on se déplace souvent à pas de tortue.

 

Une expérience

 

Osheaga, c’est un Disney World pour jeunes adultes. En plus de l’action sur les différentes scènes et la vue panoramique sur la ville, les autres spectateurs font aussi partie du show. La dictature du look pèse gros au parc Jeau-Drapeau, et l’uniforme officiel du festival en plein air est partout. Pour les filles, inspirées des années Woodstock, la couronne de fleurs dans les cheveux, le short à taille haute et nombril à découvert sont de mise. Pour le jeune homme, on parle de t-shirt sans manches aux couleurs éclatantes (ou encore, pas de t-shirt du tout !) et lunettes fumées à contour fluo.

 

À l’ombre de la fameuse oeuvre L’homme de Calder, les rafraîchissements sont offerts à prix fort par de nombreux camions de bouffe de rue. Les tendances vestimentaires, musicales et culinaires sont donc représentées !

 

La musique

 

Par-delà tous les fla-flas, la musique conserve sa place centrale. La journée de vendredi a vu défiler quelques coups de coeur et découvertes.

 

Le groupe new-yorkais DIIV, quatuor de jeunes hippies sympathiques semblant planer sur quelque substance inconnue, a insufflé une bonne dose rock à l’après-midi sur la scène verte, sous un soleil de plomb. Sur la scène des arbres, le duo américain Wild Belle fut une agréable trouvaille. Le reggae-funk enjoué du groupe était un choix parfait pour un spectacle de mi-journée.

 

Le Devoir attendait avec impatience la performance du groupe britannique Alt-J (∆), révélation de l’année de la planète indie. Le quatuor originaire de Leeds a hypnotisé la foule en après-midi sur la scène de la Montagne (commanditée par Molson Canadian). Entre pop, folk, percussions empreintes de hip-hop et harmonies vocales, la musique du groupe est toujours groovy.

 

Vampire Weekend, fort d’un album mature et abouti paru en mai, Modern Vampires of the City, est apparu sur scène à 18 h 45. La bande d’Ezra Koenig a implanté une vraie ambiance de fête avec son pop-rock aux accents tropicaux.

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