Paul McCartney à Québec - Touchantes retrouvailles

Vers 21 h 20, sir Paul McCartney est arrivé sur la scène des Plaines, l’air décontracté, en redingote, pour entamer le spectacle avec Eight Days a Week.
Photo: Yan Doublet - Le Devoir Vers 21 h 20, sir Paul McCartney est arrivé sur la scène des Plaines, l’air décontracté, en redingote, pour entamer le spectacle avec Eight Days a Week.

Québec – Paul McCartney ne pouvait peut-être pas égaler le concert historique de 2008 à Québec mais il a offert mardi soir une fabuleuse soirée de retrouvailles où il a parlé en français plus que jamais et eu de bons mots pour les gens de Lac-Mégantic.

En 2008, il y avait… 250 000 personnes. Impossible de répéter un événement aussi gigantesque surtout que cette fois-ci, les entrées étaient payantes. Au final, ils étaient peut-être cinq fois moins nombreux cette fois mais assez pour constituer une belle foule.

Vers 21h20, McCartney est apparu l’air décontracté, en redingote avec Eight Days a Week. On a ensuite eu droit à Juniors Farm de l’époque Wings. Puis il nous a refait le coup du « Bonsoir les Québécois » et « Salut toute la gang ».

Et, fidèle à ses habitudes, le public des Plaines a crié avec tout l’enthousiasme qu’on lui connaît. Ça a collé. Très relax, McCartney avait l’air aussi à l’aise que s’il chantait dans son salon et blaguait ici et là. Surtout, il a souvent parlé dans notre langue ce qui n’a pas manqué d’être apprécié.

Après avoir invité tout le monde à saluer la lune, il lui a dit « Bonsoir ». « What a wonderful night ! Québec quelle belle ville », a-t-il ajouté.

Au piano pour 1985, le chanteur de 71 ans était carrément déchaîné, poussant sa voix au maximum. Ses musiciens, avec qui il travaille depuis une bonne décennie, ne semblaient pas non plus s’ennuyer et le rendu de tous était impeccable.

Ce concert s’inscrivait dans la tournée mondiale Out There qui a débuté en mai au Brésil et qui doit passer en août par Winnipeg et Regina. D’ailleurs le répertoire était essentiellement le même que pendant le reste de la tournée.

Let it be pour Lac-Mégantic

Très généreux en concert, Paul McCartney a l’habitude d’interpréter près de 40 chansons par prestation en multipliant les rappels. Contrairement au spectacle de 2008 qui se concentrait sur les tubes des Beatles, celui de cette année donne plus de place aux chansons de l’époque des Wings.

Surtout, l’emballage est plus élaboré tant dans les arrangements que dans la mise en scène. Pendant Blackbird (très beau moment), l’avant de la scène s’est hissé dans les airs et la pyrotechnie pendant Live and Let Die était carrément époustouflante.

McCartney semblait d’ailleurs soucieux de montrer qu’il ne présentait pas le même concert qu’il y a cinq ans, en précisant à plusieurs reprises que la chanson à venir était « une première pour Québec ».

Vers la fin, il a dédié Let it be aux gens de Lac-Mégantic. Pas moins de 900 résidants de la ville avaient d’ailleurs été invités à assister à la soirée gratuitement. Difficile d’imaginer choix plus juste. Ça vous en donnait des frissons.

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