Un bilan positif pour le Festival d’été de Québec, malgré le déficit

Au total, 140 000 laissez-passer à 76 $ ont été vendus, soit 30 000 de moins que l’an dernier. Interrogé sur les causes de cette baisse, M. Gélinas a dit qu’il y avait « un paquet de facteurs à analyser ». L’idée de lancer la vente avant que la programmation ne soit dévoilée n’a certes pas fait l’unanimité.
Photo: Yan Doublet - Le Devoir Au total, 140 000 laissez-passer à 76 $ ont été vendus, soit 30 000 de moins que l’an dernier. Interrogé sur les causes de cette baisse, M. Gélinas a dit qu’il y avait « un paquet de facteurs à analyser ». L’idée de lancer la vente avant que la programmation ne soit dévoilée n’a certes pas fait l’unanimité.

Québec — Le Festival d’été de Québec a baissé le rideau lundi sur une autre édition à succès avec des foules imposantes et certains concerts d’exception. Toutefois, l’organisme doit composer avec un premier déficit en 12 ans.

 

Le directeur général Daniel Gélinas a passé une partie de la conférence de presse à minimiser l’importance de ce déficit et rassurer tout le monde. « Non, ça ne place pas le Festival dans une situation périlleuse », a-t-il dit. C’est une organisation « suffisamment solide ».

 

Au total, 140 000 laissez-passer à 76 $ ont été vendus, soit 30 000 de moins que l’an dernier. Interrogé sur les causes de cette baisse, M. Gélinas a dit qu’il y avait « un paquet de facteurs à analyser ». L’idée de lancer la vente avant que la programmation ne soit dévoilée n’a certes pas fait l’unanimité.

 

Mais le FEQ n’est pas prêt à la rejeter d’emblée pour l’an prochain. Le responsable de la programmation, Louis Bellavance, prétend que cela lui donne un meilleur rapport de forces pour négocier avec les artistes quand la vente de billets ne repose pas sur leur nom.

 

Certains ont fait valoir que contrairement aux années Black Eyed Peas ou Metallica, le Festival avait moins de mégavedettes à proposer sur les plaines. L’achalandage y a toutefois été plus constant avec de bonnes foules tous les soirs. M. Bellavance a en outre souligné que les artistes francophones avaient eu beaucoup de succès au Pigeonnier, un très bon signe pour les créateurs québécois.

 

La performance qui a attiré le plus de festivaliers est sans contredit Bruno Mars. Or, ce n’est pas là qu’il s’est vendu le plus de bières, mais bien au spectacle de Guns N’ Roses, qui, de l’aveu même des organisateurs, était ennuyant.

 

Le retour de Stevie Wonder n’est pas acquis

 

Quant au spectacle de clôture de Stevie Wonder, Louis Bellavance a dit que c’était « l’un des meilleurs spectacles » qu’il avait vus « de sa vie ». Impossible, toutefois, d’en savoir plus sur son offre de revenir chanter pour Lac-Mégantic avec Paul McCartney. « Il est sincère », a dit le responsable de la programmation, avant de souligner que « c’était très théorique ».

 

Personne ne s’attendait à cette annonce dimanche, a-t-il déclaré. Lorsque Wonder a lancé cette promesse pendant le concert, il a tout de suite téléphoné à l’agent de l’artiste, qui était aussi surpris que l’équipe du Festival. Pas question non plus de faire de commentaire sur le concert de McCartney, dont on sait que la vente de billets a été décevante. Ce spectacle est produit par la compagnie soeur du Festival, 3e.

 

Enfin, on ne saura que ce mardi qui recevra le prix Miroir du public cette année. Quant aux autres lauréats, il s’agit de Louis-Jean Cormier (Célébration de la langue française), Dom La Nena (Musiques du monde), Bahamas (Auteur-compositeur-interprète d’ici), Keys N Krates (innovation) et Father John Misty (Coup de coeur).

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