FEQ - Soirée convenue


	Quand le Québec chante. C’est devenu la tradition. Le Festival d’été de Québec s’est ouvert jeudi soir par un grand concert célébrant la chanson francophone. 
Photo: Yan Doublet - Le Devoir
Quand le Québec chante. C’est devenu la tradition. Le Festival d’été de Québec s’est ouvert jeudi soir par un grand concert célébrant la chanson francophone. 

Il faut le dire, jeudi soir sur les Plaines, le coup d’oeil était assez impressionnant. Près de 400 choristes entassés dans des gradins installés sur la nouvelle grande scène, ça faisait son effet. Et ça fait remuer les harmonies, ça fait de belles bourrasques pour porter les mélodies, de gros punchs pour appuyer les mots forts, du vent pour repousser la pluie.

Mais bon, ce Quand le Québec chante, présenté en ouverture du Festival d’été de Québec, était malheureusement - mais sans surprise - fait de nombre de lieux communs et de trop de bons sentiments. Également fait de bonnes chansons, avec des classiques de chez nous signés Laurence Jalbert, Paul Piché, Daniel Lavoie, Richard Séguin et Michel Rivard, et un clin d’oeil à mi-parcours à Édith Piaf par Luce Dufault.


Mais c’était une soirée didactique, qui suivait la feuille de route, entrecoupée des mots d’usage souvent convenus, au sujet du choeur ou des chansons jouées. Un artiste entrait, l’autre sortait. Pendant une heure, chacun est venu jouer ses deux chansons, parfois devant des projections hautement recherchées. Sur Tomber, de Jalbert, c’étaient des pétales de roses qui tombaient. Sur Rivière, de Rivard, c’était, je vous le donne en mille, de l’eau qui clapotait. Mais bon.


Il y a bien Daniel Lavoie, le plus deuxième degré du lot, qui s’est amusé de lui-même. « Moi, je suis le genre de gars à qui on dit 20 ans après : pis, l’as-tu vue New York ? », avant de la jouer au public de belle façon.


Au moment de la tombée, Séguin quittait la scène, et Quand le Québec chante entamait son hommage à Piaf. Puis tout ce beau monde devait se réunir, espérons-le, pour faire corps avec le choeur.


Major d’abord


En début de soirée, Catherine Major faisait un retour sur scène après une pause maternité, s’excusant même à la petite foule d’être « rouillée ». Mais à part un ou deux légers louvoiements, il n’y avait pas de quoi s’excuser. Avec ses vieux potes musiciens Alex McMahon, David Laflèche et Mathieu Désy, Major a enchaîné avec aplomb et plaisir une dizaine de ses chansons, dont Saturne, Le désert des solitudes et La rua Madureira. L’instrumentation était simple, délicate, jazzée, et la finale un peu plus swing était fort jolie pour Tape dans ton dos et Chanson sans lui.

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