Disque - Vampire Weekend, Modern Vampires of the City

Les petits rockeurs polis de Vampire Weekend présentent avec cet album la conclusion d’une trilogie documentant le passage à l’âge adulte. En 2007, quand le quatuor sortait la pièce Cape-Cod Kwassa Kwassa, hymne à la bonne humeur s’il en est, on parlait d’une bombe. Une bombe en pantalons propres et en polos pastel. Grâce au groupe mené par Ezra Koenig, plus besoin d’avoir l’air de voyous pour s’imposer sur la scène indé. Sur Modern Vampires of the City, les New-Yorkais reprennent les codes qui les avaient fait connaître. Le tempo est empreint de musiques africaines ou des Caraïbes, une grande place est accordée aux percussions, des paroles réfléchies prédominent. C’est par contre dans des mélodies tellement accrocheuses qu’on les voudrait comme bande sonore de sa propre vie que le groupe fait sa marque. Malgré des thèmes parfois sombres, on ne peut s’empêcher de taper du pied et de s’imaginer sur une plage de sable blanc à l’écoute de Vampire Weekend. Un remède à la grisaille.

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