FrancoFolies - De danse et de résilience

Lynda Thalie veut faire danser avec son nouvel album Nomadia.
Photo: Crila Lynda Thalie veut faire danser avec son nouvel album Nomadia.

Michel Rivard avait raison : Lynda Thalie est de sable et de neige. Elle est aussi une chanteuse à voix, puissante, intense et mordante, mais qui peut s’adoucir et jouer les demi-teintes. Elle peut aussi faire danser, et cela transparaît nettement dans son nouvel album, Nomadia. En plus, elle sait recevoir et s’en donnera à coeur joie dimanche soir à la grande fête multiculturelle des FrancoFolies avec Yann Perreau, Zaho, le slameur Mohammed et Karim de Syncop à la place des Festivals.


« Il se peut que quelqu’un d’autre vienne. Il y a toujours de la nourriture à la table pour ceux qui arrivent à la dernière minute », raconte Lynda. Une façon parmi d’autres d’assumer le titre de son nouvel album : « Nomadia, c’est un voyage vers les autres sonorités, vers l’ailleurs dans le monde, mais aussi dans les émotions humaines. Nomadia, c’est cette contrée riche où tout le monde finit par se retrouver également. »


Parmi ses influences reconnues se retrouvent Madonna et Khaled. Deux points communs entre les deux : la danse et la pop grand public. Il y a beaucoup de cela dans la terre nomade de celle qui est venue de l’Algérie. « J’avais ce côté pop, mais ne l’avais pas assumé autant. J’avais approfondi mes racines en trois albums et maintenant je suis en mesure d’approfondir le côté pop de l’artiste que je suis. J’ai envie de toucher beaucoup de gens, mais en même temps leur donner ce son racé. »


Pour atteindre la multitude, elle a fait appel au réalisateur Louis Côté, l’un des responsables des succès de K-Maro et de Shy’m. Il lui a fagoté des pièces europop. Mais Nomadia ne pourrait s’y résumer. « Il y a un palier qui est pop, mais aussi une richesse en dessous qui se tient toute seule. Le disque aurait pu être quelque chose d’électronique, mais on n’aurait pas entendu la différence. On a aussi mis l’accent sur de véritables instruments », résume-t-elle.


Elle a aussi fait appel à des amis de longue date, avec qui elle chante et coécrit. Cela lui permet de plonger dans une belle palette de couleurs et d’aborder la romance hybride avec Yann Perreau, la rumba andalouse avec Nedjim Bouizzoul, le flamenco plus léger avec Stéphane Carreau, la trova cubaine avec Carlos Placeres, la ballade percutée avec Nicolas Maranda.


Il y a aussi les percussions multiples de l’excellent Bertil Schulrabe, les passages plus atmosphériques et ce message d’espoir, très présent tout au long du parcours, malgré le contexte international. « Assez pleuré ! clame Lynda. Les gens ont besoin de bâtir quelque chose de nouveau, de léger et de joyeux. C’est le moment de passer à une page blanche et on écrit ce qu’on veut dessus : de la beauté, de l’humanité, de l’égalité et de la liberté. C’est un album de résilience. » Voilà qui met la table pour la grande fête des Francos.


 

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