Le retour des pointures au 10e Festival reggae de Montréal

Le célèbre Shaggy, fils de Kingston devenu philanthrope et seul artiste jamaïcain vivant à avoir vendu plus d’un million de copies d’un disque avec Hot Shot, vient faire son tour à Montréal.
Photo: Festival international reggae de Montréal Le célèbre Shaggy, fils de Kingston devenu philanthrope et seul artiste jamaïcain vivant à avoir vendu plus d’un million de copies d’un disque avec Hot Shot, vient faire son tour à Montréal.

Du 16 au 18 août, le Festival international reggae de Montréal (FIRM) célèbre sa première décennie au quai Jacques-Cartier. Sept artistes sont dévoilés : Shaggy, Morgan Heritage, Mr. Vegas, Kes (The Band), Yellowman, Cocoa Tea et Freddie McGregor. Du grand calibre !


Selon Richard Lafrance, de l’équipe de relations de presse du FIRM, au moins six ou sept autres noms aussi prestigieux seront annoncés lundi prochain. Il résume : « Plus des trois quarts des artistes faisant partie de la programmation de cette année reviennent pour une deuxième fois. Dans le cas de Morgan Heritage, c’est une troisième. On se rend compte qu’avec trois soirs de festival par année, on a presque fait le tour des plus gros noms, mais chaque année, il y en a quelques nouveaux qui sont hot. »


Le vendredi soir, Morgan Heritage, la famille royale du reggae, s’amène avec son reggae pop. « Les cinq sont bons chanteurs, ils s’étaient séparés, avaient fait des albums de leur côté et sont de retour ensemble », dit Richard. Le lendemain, tout comme le dimanche, on propose un équilibre entre les « internationaux », ceux qui ne viennent pas de la Jamaïque, et les artistes de dancehall.


Arrive donc le célèbre Shaggy, fils de Kingston devenu philanthrope et seul artiste jamaïcain vivant à avoir vendu plus d’un million de copies d’un disque avec Hot Shot. Après des débuts plus crossover à New York, il peut maintenant adapter son dancehall pop à tous les marchés et partagera la scène avec le groupe Kess de Trinidad-et-Tobago et Mr. Vegas, qui a fait paraître l’an dernier un album double réunissant 15 rythmiques reggae et 16 pièces de dancehall.


Yellowman se produit le dimanche soir. « On ne se rend pas compte jusqu’à quel point ça a levé pour lui. En 1981, ce n’est pas juste Bob Marley qui est mort physiquement, mais c’est aussi le dancehall qui a pris le dessus sur le reggae, et Yellowman en était le king », affirme Richard Lafrance. Cocoa Tea, un autre roi du dancehall, de la période du son computer du milieu des années 1980, y sera aussi. Tout comme Fred McGregor, de l’école de Studio One et autre légende vivante du roots qui répand son reggae conscient depuis 50 ans.


Reste le volet culturel, qui promet d’être fort intéressant, puisque la journaliste cinéaste française Hélène Lee viendra présenter son film Le premier rasta, en hommage à Leonard Percival Howell. De son côté, Roger Steffens, le grand spécialiste de Bob Marley, offre sa conférence qui évolue constamment : « Chaque fois qu’il va dans une ville, les fans lui font découvrir de nouvelles photos ou de petits faits. L’an dernier, il a même fait la première partie des Wailers », dit Richard. Suite la semaine prochaine.


 

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