Le «petit flair» du OFF de Québec

Stevie Wonder
Photo: Chris Pizzello Associated Press Stevie Wonder

Québec — La programmation du Festival Off de Québec brille à nouveau cette année par son originalité. Au programme en juillet : une « Nuit de la poésie » avec Anonymus, la rencontre du psychédélique et du métal et un spectacle de Jean-Martin Aussant.

L’événement de quatre jours débute à peu près en même temps que le Festival d’été, le 3 juillet. Or les spectacles ont lieu dans de plus petites salles et à des prix beaucoup plus abordables (5 $ par soir, 10 $ pour un laissez-passer de quatre jours).

Baptisée « JMA », la performance du politicien mettra en évidence ses talents au synthétiseur et à l’ordinateur dans la salle Multi. Ce n’est pas la première fois que le Off flirte avec l’actualité politique. En 2011, c’est là qu’on avait lancé l’opéra rock consacré à Clotaire Rapaille.

La « Nuit de la poésie de Québec », qui aura lieu au même endroit, est quant à elle organisée par les producteurs Rhizome. L’apparente parenté avec la mythique « Nuit de la poésie » de 1970 est, dit-on, délibérée. Parmi les lecteurs au micro, on entendra le chanteur Keith Kouna, Erika Soucy, Bertrand Laverdure, Martin Tétreault et Érick Dorion. Le tout sur fond de musique métal avec Anonymus.

Mais le Off ne fait pas seulement dans l’insolite et l’événement-concept. Il s’est surtout donné pour mission de faire connaître les artistes émergents. De préférence avant les autres.

« On a souvent un petit flair », résumait mardi son responsable Guillaume Sirois.

Le Off aime d’ailleurs rappeler qu’il avait invité les Soeurs Boulay, l’an dernier, avant leur prix aux Francouvertes 2012. Et une certaine Martha Wainwright la première année. Qui sera la révélation de cette année ? Peut-être les rappeurs de Dead Obies du Sud qui eux aussi se sont démarqués aux Francouvertes. Ou encore le duo Yamantaka//Sonic Titan, dont le prestigieux magazine Pitchfork dit beaucoup de bien, tout comme le Off. « Elles ont inventé une sorte de monde fantastique. C’est comme un mélange entre un opéra psychédélique puis du black metal avec une influence des rituels bouddhistes puis de l’univers des mangas. »