Disque - Enrico Pieranunzi, Live at the Village Vanguard

Le nouvel album du pianiste italien Enrico Pieranunzi vaut davantage pour ses compositions que pour ses interprétations. Il en est ainsi pour la bonne et simple raison que son apprentissage du répertoire de Bach et consorts est propre à mettre en relief les beautés de ses pièces alors qu’il dessert sa lecture de My Funny Valentine, d’I Mean You, etc. C’est bête à dire, mais sa fréquentation des maîtres anciens alourdit son jeu dans My Funny Valentine et autres, alors qu’il est totalement en phase avec ses Fellini’s Waltz, Tales from the Unexpected, Pensive Fragments, Unless They Love You et La Dolce Vita de Nino Rota. En fait, son disque est davantage un disque de musique européenne que de jazz. Car son style est littéralement aux antipodes de celui d’un Harold Mabern, d’un George Cables et autres pianistes américains. Cela étant, préciser que Marc Johnson est à la contrebasse et Paul Motian à la batterie signifie bien évidemment que, du côté de la rythmique, la qualité est au rendez-vous.

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