Disque - Cesaria Evora, Mae Carinhosa

Pour ce premier disque depuis le décès de la diva aux pieds nus, le réalisateur Jose da Silva propose des titres qui ne cadraient pas avec un album en particulier. À l’écoute, on ne sera pas dépaysé avec ces mornas de déchirure, ces coladeras plus rythmées et ces lumières qui rappellent les Antilles ou le Brésil. La musique respire Mindelo et, dès le début, un coup de saxo sensuel nous introduit à une vague qui emporte vers le large avec un piano aux notes amples et un violon pour la nostalgie. Le reste est à l’avenant dans l’esprit des créations des vingt dernières années, avec parfois une touche vieillotte, un swing plus jazz et même Manu Dibango qui joue du marimba. Dans cela, la Cesaria donne toujours l’impression de chanter pour ses proches chez elle ou autour du bar. Le ton est calme en dépit de quelques emportements rythmiques. La voix est toujours aussi veloutée et graveleuse à la fois, douce et intense, immense de simplicité. D’où l’intérêt.

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