Disque - Hopkinson Smith, Suites pour violoncelle

Peut-on fondre en larmes à l’écoute d’un disque ? Essayez donc celui-ci. En quelques accords et quelques mesures, le grand, l’immense Hopkinson Smith vous transporte en apesanteur hors du monde, hors de ce monde. Hors d’un univers de frénésie, sur une planète où le temps est relatif et où le silence a droit de cité. Ce n’est pas la première transcription pour théorbe des Suites pour violoncelle. Pascal Montheillet y brilla il y a 12 ans. Hopkinson Smith ne brille pas : il irradie la ferveur musicale. Rien de plus disparate que les deux approches : Montheillet bouillonnant, sonore, dansant ; Smith méditatif, épuré, seul sur scène face à la musique et à la vie. Et c’est lui qui décrit le mieux le miracle : « Les tempos risquent parfois de surprendre […] [car] le silence au-delà de la musique est l’ami et le compagnon éternel de tout joueur d’instruments anciens à cordes pincées. » Merci pour la grande leçon !

1 commentaire
  • Stéphane Martineau - Abonné 16 mars 2013 17 h 45

    Merci

    Merci pour ce texte...j'irai découvrir....