Disque - Yuja Wang, Fantasia

En lisant Christian Merlin dans Le Figaro, j’ai appris que la pianiste Yuja Wang avait inspiré un roman, Piano chinois d’Étienne Barilier, qui repose sur une correspondance imaginaire entre deux critiques, l’un la considérant comme un animal de foire ; l’autre comme une très grande artiste. L’éditeur précise : « Il faut surtout voir dans ce livre une réflexion sur la musique occidentale et la possibilité ou non qu’elle soit interprétée de façon magistrale par des musiciens d’une autre culture. » Comme le synthétise Christian Merlin : « À elle seule, Yuja Wang aura relancé le débat esthétique sur l’universalité de l’art. Excusez du peu ! » Alors, oui, on peut gloser sur la minijupe de Yuja Wang au Hollywood Bowl ou se lamenter de l’afflux de pianistes asiatiques, mais il faut reconnaître que cette pianiste est digitalement surdouée. Rien de mieux qu’un disque d’oeuvres et de transcriptions virtuoses pour la laisser s’exprimer là où elle excelle.

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