Une bougie… d’allumage

David Giguère
Photo: John Londono David Giguère

Hisser haut, créé avec l’aide d’Ariane Moffatt et de Pierre-Philippe Côté (« Pilou » pour les musiciens), a mené David Giguère un peu partout au Québec, de Sept-Îles à Québec, jusque sur la grande scène du parc Maisonneuve, lors de la dernière Fête nationale - « une expérience de fou, avec mon petit corps devant une foule de 300 000 personnes ».


Confiant mais réaliste, le pianiste avoue être arrivé dans le monde de la musique en profane. « Personnellement et professionnellement, j’ai appris des millions de choses, pour vrai, assure David Giguère au bout du fil. J’ai fait en sorte, j’ai exigé d’être de toutes les étapes, d’aller moi-même chercher le metteur en scène, l’éclairagiste, les invités spéciaux… Je voulais comprendre les mécanismes, comment on part un album. Et je me suis aussi posé des questions sur mon rapport aux chansons. Est-ce que je chante mes petites affaires pour moi ou est-ce que je veux livrer ça dans l’idée de donner quelque chose au public ? Y’a plein de petites ampoules qui se sont allumées ! »


S’il refuse d’annoncer la « fin » d’Hisser haut, Giguère se plongera toutefois bientôt dans une période d’écriture. « Je me suis refait un set-up à la maison pour être dans de bonnes dispositions pour composer », dit-il.


Pour son spectacle de vendredi, Giguère a fait appel au metteur en scène Christian Lapointe, qui oeuvre dans le monde du théâtre depuis une dizaine d’années - sa pièce C.H.S. l’a entre autres mené jusqu’à Avignon. Lapointe, pour qui ce sera la première mise en scène musicale, a bien voulu accepter l’invitation de Giguère, à condition qu’il n’y ait aucune demi-mesure, ce qui est parfois dur à accomplir avec les spectacles qui ont déjà tourné.


« Je ne mets pas de chapeau haut de forme, je ne me déguise pas. Avec Christian, quand on dit “ mise en scène ”, c’est beaucoup créer une courbe narrative, pour que ça soit un spectacle et pas juste plein de tounes mises ensemble, collées. Créer une espèce de fil conducteur, ça nous amène dans des zones, ça nous donne les bons outils pour aller au bout de chaque chanson. »


Pour moins d’une vingtaine de dollars le billet, David Giguère promet donc quelque chose comme un party de fête, « un merci général ». « Je me suis remis à courir ; on dirait que je me remets en forme pour ce spectacle-là comme si j’allais à la guerre ! »

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