Gadji-Gadjo célèbre son 10e anniversaire avec la famille élargie

Au fil de son parcours, Gadji-Gadjo a beaucoup évolué, avant d’en arriver à une signature qui lui est propre avec la parution de l’album La folle allure.
Photo: Sophie Samson Au fil de son parcours, Gadji-Gadjo a beaucoup évolué, avant d’en arriver à une signature qui lui est propre avec la parution de l’album La folle allure.

Ils sont les Gadji-Gadjo, ces non-Roms qui s’inspirent de l’Europe de l’Est, et depuis dix ans, ils se créent un espace original entre musique rom, klezmer, musiques foraines et autres atmosphères de musique actuelle qui danse. En général, ils sont pourtant sans guitare ni piano, mais avec accordéon, violon, contrebasse, percussions, harmonica et podorythmie. Vendredi soir au Lion d’Or, ils grossiront le son, doubleront les instruments et célébreront en grande avec la famille élargie en offrant pour la première fois une Gadji-Orkestra.

«Ça va durer au moins deux heures», raconte avec enthousiasme Mélanie Bergeron, accordéoniste et seule gadji du groupe. Elle sera de la fête avec dix autres complices surtout masculins, de joyeux gadjos. « On ouvre en offrant un conte musical avec Ariane Labonté et notre violoniste Pierre-Olivier Dufresne. Puis le groupe démarre avec Jean Desrochers, notre ancien guitariste. Plus on avancera, plus les musiciens qui nous remplacent pendant nos absences se joindront à nous. Ils connaissent toutes les pièces et font aussi partie de la famille. » Parmi les artistes présents, on retrouvera entre autres, le trompettiste Alexis Basque et le clarinettiste Jean-Luc côté de La Tourelle Orkestra.


Au fil de son parcours, Gadji-Gadjo a beaucoup évolué, passant de la découverte des styles de l’Europe de l’Est au repiquage de pièces, à l’écriture de nouveaux arrangements et la composition, avant d’en arriver à une signature qui lui est propre avec la parution de La folle allure au début de l’année. Mélanie en est fière : « L’Europe de l’Est va toujours être le canevas de base à partir duquel on va construire. Cela confère une unité puisque les musiciens composent tous différemment. Mais on a ajouté la podorythmie québécoise, l’égoïne et des tableaux différents dans chaque pièce. » Et beaucoup de contrastes entre les grains des instruments solistes, la magie céleste, la valse funèbre, le développement du prog et les impros dans plusieurs mondes. Vraiment, une très belle évolution !


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Collaborateur

1 commentaire
  • Michele Dorais - Abonnée 19 octobre 2012 08 h 52

    www.gadjigadjo.com

    L'adresse du site s'écrit sans trait d'union.