Concert - Le festival Racines

Le festival Racines est l’un de ces précieux petits événements qui rendent la vie culturelle montréalaise si vivante. Sa mission est de communiquer «la richesse mélodique de la culture haïtienne, descendante africaine de par le corps du tambour», dit le communiqué. Vendredi 31 août à 20h, les organisateurs proposent la quatrième édition au club Lambi avec des artistes qui ne sortent que rarement de la communauté. Certains ont toutefois atteint une réelle renommée depuis longtemps.

C’est le cas de l’auteur-compositeurinterprète Marco Jeanty, qui s’est fait connaître dès les années 1970 dans le duo Manno et Marco avec Manno Charlemagne. Il y a aussi Diol Kidi, un excellent tambourineur qui fut des expériences de Boukan Ginen et de Kanpech avant de venir s’installer ici. Il est associé à la musique rasin et à sa parole consciente. Avec Oswald «Ti-Flûte» Durand, il mène les destinées de Nouvodoo Jazz, qui sera également du festival. Plusieurs artistes s’y succéderont et animeront deux sets entrecoupés d’un atelier de percussion et de danse. Mélissa Gresseau ouvrira également la soirée. Elle a commencé à l’église et, en tant que chanteuse, on lui accorde une voix puissante. D’autres monteront aussi sur la scène: Jaffa Charles, autre auteur-compositeur-guitariste, qui vit à Toronto, et Mélodi, un groupe de funk-reggae créole dont les musiciens serviront de groupe maison. «Contrairement au konpa et à la musique évangélique, la musique rasin a été un peu oubliée à cause de ses paroles engagées. Mais on reste toujours dans le contenu respectueux des choses», conclut Vanessa Guay, la coordinatrice du festival, bien déterminée à établir une ambiance très zen lors de la soirée de vendredi.