Festival de la chanson de Granby - Au-delà du concours

Lors du lancement de la programmation du festival, lundi
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Lors du lancement de la programmation du festival, lundi

C’est bien la mission du patron Pierre Fortier, qui présentait hier avec le groupe Radio Radio en porte-parole la programmation de l’événement : faire savoir que Granby n’est pas « festival international de la chanson » rien que pour que ça en jette plein l’appellation dans les demandes de subventions, et qu’autour du concours, ça ne manque pas d’atours. « Viens pas seulement à la finale », insistait-il quand je l’ai croisé aux Francos en juin. « Viens toute la semaine, il y a des shows, du beau monde. » Et il m’avait nommé plein de groupes français invités dont je ne savais rien (à tort, bien sûr) : HK les Saltimbanks, Lisa Portelli, Chloé Lacan, MelissMell, les Zoufris Maracas, le duo Mansfield Tya. Aller à Granby pour voir des Français ? Mais si. Il y en a chaque année, parfois des Belges et des Suisses en plus.


Le fait est que ça chantera, ça jouera, ça baptisera des albums, ça se produira tout partout, sous chapiteaux, à l’United Church, dans les bars de la ville et à travers les Cantons-de-l’Est, au chic Palace bien évidemment, et jusqu’au zoo de Granby, du 5 au 15 septembre. Au programme de cette 44e édition, plus de 80 artistes. Un festival, quoi. Au zoo, je vous sens curieux, deux « spectacles intimistes » sont proposés : Daniel Boucher, puis Paul Piché, belles bêtes s’il en est, montreront crocs ou poils (selon la chanson).


De Granby à l’Acadie


Ailleurs, il y aura Daran, et Lisa LeBlanc, et Radio Radio forcément, et Amylie, et les Canailles, et Alex Nevsky (un gars de Granby - la ville !), et Bernard Adamus, et Catherine Durand, la liste est longue et pas exclusivement composée d’anciens de Granby. Bernard et Catherine, c’est notable et alléchant, arriveront avec leurs toutes nouvelles chansons, de même de Moran, Sébastien Lacombe, Michèle O., Ëlla Bens fraîchement affranchie de Yaël, et Cédric Vieno d’Acadie.


Tout ça n’a pas et n’aura sans doute jamais l’aura du FME abitibien, ni le cool de Pop Montréal, le centre de l’affaire est encore et toujours le concours, et c’est bien ainsi (demi-finales du 5 au 8 septembre, finale le 15), mais Fortier n’exagère pas non plus : festival il y a, véritablement international au sens francophonie du terme, et indéniablement chansonnier dans l’âme. De quoi justifier plus d’une virée par la 10.


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