Festival de Jazz de Montréal - Nos choix du 4 juillet

Khaira Arby et son groupe

Née dans un village du Sahara, elle a reçu une forte influence d'Ali Farka Touré. Mais son blues du désert est empreint de guitare électrique qui mord autant dans la musique que sa voix, puissante et haut perchée. Féministe militante dans un milieu islamique, elle dégaine la plainte très profondément, et on la considère comme la voix du nord du Mali. Sur disque, elle accorde une large place aux instruments africains, comme le ngoni, le violon ancestral, la calebasse et d'autres percussions. Une découverte africaine majeure.

Les Tropiques, ce soir à 20h.

Yves Bernard

Yaron Herman Trio

Avec une maîtrise rare du piano — un instrument qu'il a découvert à 16 ans —, Yaron Herman intègre en spectacle et sur disque un répertoire qui touche autant aux standards qu'au répertoire populaire actuel. Sa virtuosité est remarquable, son style singulier, son jeu dramatique. Et l'énergie qu'il dégage sur scène mémorable: à voir.

L'Astral, 21h.

Guillaume Bourgault-Côté