Disques - Galaxie après Mara, Fred, Vincent et les autres

Olivier Langevin, l'âme de Galaxie
Photo: - Le Devoir Olivier Langevin, l'âme de Galaxie
Langevin, qui est souvent cité — à raison — comme un des meilleurs guitaristes du Québec, a accompagné Vincent Vallières sur la tournée de l'album Le Repère tranquille, avant de réaliser l'album qui a suivi, Le monde tourne fort. Il a composé avec Mara Trem-blay pour Tu m'intimides, qu'il a aussi réalisé. Ses amis des Dales Hawerchuk ont profité de son talent, tout comme Fred Fortin, son partenaire musical depuis toujours. Et j'en passe.

Là, c'est son tour. «C'était la tournée des grands-ducs! Mais c'était le moment de mettre un point à ça, c'était le temps de faire mes propres affaires, avoue le roux guitariste natif du Lac-Saint-Jean. Mais ce sont tellement de beaux projets qui se sont enlignés que ça ne me causait aucun problème. Ça m'a nourri "au boutte" artistiquement.»

Sur Tigre et diesel, le troisième album du groupe, on retrouve le mélange de guitare électrique et de synthétiseurs du Temps au point mort, mais avec un lot de différences.

C'est pareil, mais pas pareil du tout. Les pièces y sont moins lourdes, davantage resserrées, et laissent plus de place à des sonorités électro. Autre nouveauté, Olivier Langevin a cédé à plusieurs reprises le micro à Audrey-Michèle Simard.

Les lois de Galaxie


Pendant l'enregistrement du disque de Galaxie — qui a abandonné le «500» pour éviter les tracas avec le groupe américain du même nom —, Langevin s'est imposé des «lois». Des interdictions, des contraintes. Il n'y a pratiquement pas de cymbales, les textes se devaient d'être positifs et, surtout, le mot d'ordre était la simplicité.

«Je ne voulais pas de lignes d'accords complexes, je voulais simplifier le plus possible les affaires, raconte Olivier Langevin. J'ai tendance à complexifier, juste pour le fun, mais là j'ai essayé de m'éloigner de tout ça. Il y a des éléments accrocheurs que j'essayais de ramener dans l'univers trash de Galaxie. Tu l'é-coutes, tu sais que c'est Galaxie, mais il y a un genre de son pop à travers ça.»

Langevin et son équipe — Pierre Fortin à la batterie, François Lafontaine aux claviers et Pierre Girard au son — se sont aussi gâtés pour Tigre et diesel. «C'était aussi l'année de la permission! Tout ce qu'on ne se serait pas permis normalement, on l'a osé, du moins on l'a essayé. On a fait un "fade out", ce qui ne se fait plus. On a même mis du vocodeur!», qui fait que la voix sonne un peu comme une machine et que plusieurs gros canons de la pop utilisent à satiété.

Olivier Langevin n'a pas l'intention de partir en tournée tout de suite, préférant laisser s'écouler quelques mois pour que l'album soit apprivoisé par le public.

«Je veux deux filles sur scène avec nous, qui vont aussi jouer des percussions. Ce disque-là va être malade en show!» Et si on se fie à nos expériences passées, croyez-le, ils ne manqueront ni de carburant ni de mordant.

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Un extrait de Galaxie


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