Le Devoir: 100 ans... de chansons

Proposition: un petit devoir facultatif pour Le Devoir, et pour le plaisir. Pendant qu'on s'affaire à vous patenter Le Devoir: 100 ans... de chansons (c'est le 25 novembre au Métropolis, ça vient vite), spectacle que certains appellent déjà le «spectacle du siècle» — le siècle du Devoir, vous aurez saisi l'allusion —, on a eu envie que vous en soyez, de cette fête. On a voulu que, sur place ou pas, vous comptiez parmi les participants à l'événement. À cette fin, on a eu cette idée d'un petit concours. À gagner: les dernières paires de billets disponibles.

Le concours est le bonbon, remarquez: le vrai but est de vous lire. À propos de la chanson d'ici. On voudrait connaître la vôtre. Votre chanson à vous. Pas votre vote officiel concernant la «chanson du siècle», parce que pour ça, le résultat est entendu, c'est Quand les hommes vivront d'amour, de Raymond Lévesque. Ce qui nous intéresse, c'est votre chanson québécoise la plus intimement, physiquement, intrinsèquement vôtre. Ça pourrait être la chanson qui ne vous quitte plus depuis l'enfance et que vous fredonnez malgré vous le samedi matin quand il fait beau. Ou alors la chanson de la fameuse fois où... C'est potentiellement la chanson qui n'appartient qu'à vous et vous-savez-qui. C'est la chanson qui dit très exactement ce que vous voulez dire, mais en mieux. Ou bien la chanson qui, à 17 ans et demi, a tout déclenché. Ou encore une chanson qui est liée à tel été, à telle soirée, à tel instant d'éternité. La chanson pas si essentielle que ça, mais qui vous fait un p'tit pincement par en dedans quant elle joue.

Quelque chose à raconter autour

Voyez, moi, pour ce qui est du p'tit pincement, c'est le côté B du 45 tours Pierrot les cheveux, par Le Coeur d'une génération. Ça s'intitule Si demain. Mon grand émoi, pour toujours et à jamais, c'est Liverpool, par Renée Martel. Pour ce qui est d'exprimer l'essentiel, ça pourrait bien être Le Météore, par Stephen Faulkner. Ou la version de L'Âme à la tendresse par Mara Tremblay et Monsieur Mono.

L'exercice est difficile: il y a tellement de chansons dans ma vie. Des importantes, des marrantes. Je peux vous chanter Plattsburg Drive-in Blues avec le même joual bien gras que Chantal Renaud: je l'ai chantée mille fois avec elle en auto. Ça peut être ça aussi: votre chanson d'auto. Ou alors votre chanson d'iPod.

Ça peut être la chanson du moment, car vous avez bien le droit de ne vivre qu'au présent. Ça peut être une chanson d'avant votre temps, parce que vous avez bien le droit de chérir une chanson de l'époque qui vous chante. Ça peut être, par extension, tout un album, parce qu'il y eut une époque où l'on ne vivait pas les chansons autrement qu'en albums (bel exemple: L'Heptade d'Harmonium). D'où qu'elle vienne, cette chanson, l'idée, c'est que vous ayez quelque chose à raconter autour. Un émoi, une anecdote, un contexte, une confession, ce que vous voulez. En un paragraphe, deux-trois maximum.

Vos textes suivront celui-ci sur le site ledevoir.com, et des extraits choisis aboutiront dans la version papier du Devoir du 20 novembre. Vous pouvez écrire votre texte dans l'espace prévu sur notre site à la fin de cet article, ou nous l'envoyer à l'adresse chansons@ledevoir.com (les règlements du concours sont sur notre site Internet).

Voilà, c'est lancé. Allez-y, c'est à vous. À vos textes, à vos airs.


Les règlements du concours

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