Festival - Québec en mode jazz

À côté des grands frères de Rimouski ou de Montréal, le Festival de jazz de Québec (FJQ) a le nombril bien vert. N'empêche: il creuse peu à peu son sillon et fait sa niche autour d'une programmation qui prend de l'ampleur.

La quatrième édition du FJQ débute ce soir et s'étend jusqu'à dimanche. Quelque 200 artistes et 60 spectacles, disent les programmateurs. Mais au-delà du nombre, c'est la qualité de quelques soirées qu'on remarque.

On souligne d'abord la série Prestige, qui se déroule au Palais Montcalm et présente ce soir le trio du légendaire — et toujours rigoureusement pertinent — contrebassiste Ron Carter. Il se produit avec Russell Malone à la guitare et Mulgrew Miller au piano. La contrebasse sera aussi à l'honneur demain, quoique indirectement: c'est le Mingus Dynasty — l'un des deux seuls groupes hommage «officiel» dédié à la musique du grand Charles — qui occupera cette même scène.

Le chanteur Kurt Elling, as de l'improvisation sur tous les registres, sera là samedi soir, avant que le saxophoniste Charles Lloyd ne vienne clôturer ce volet dimanche. À 72 ans maintenant, Lloyd dirige un quartet formidable (Rabo de Nube, paru en 2008, en

témoigne éloquemment) qui comprend Eric Harland à la batterie, Reuben Rogers à la contrebasse et le pianiste Jason Moran. Notons aussi la présence du guitariste Kurt Abercrombie, en quartet dimanche au Largo.

Les scènes locale et nationale seront bien représentées avec le saxophoniste Jean-Pierre Zanella, la chanteuse Karin Plato, le contrebassiste Normand Guilbeault, le pianiste Yves Léveillé, le collectif Jazzlab, le trio Cartier-Derome-Tanguay, le pianiste François Bourassa...