En bref - Le prix Polaris critiqué

Toronto — Le fondateur du prix de musique Polaris, Steve Jordan, balaie du revers de la main les accusations voulant que la victoire d'un groupe francophone, cette année, ait été favorisée par la composition du jury.

Lundi, Karkwa est devenu le premier groupe francophone à remporter le Polaris, qui récompense chaque année le meilleur album canadien, tous genres confondus, sans tenir compte des ventes. À la suite de la victoire de la formation québécoise, certaines questions ont été soulevées quant à la composition du jury.

Le Globe and Mail a ainsi noté que le jury de 11 membres comprenait des gens nommés «Marc, François, André et Philippe» et demandait si Karkwa n'avait pas bénéficié de son propre «Bloc québécois». Les jurés en question ne travaillent pas tous pour des publications francophones. M. Jordan croit qu'il n'est pas logique de tenir pour acquis que des jurés francophones ne puissent voter que pour de la musique en français. Il a aussi noté que pour gagner le prix, un album doit avoir l'appui d'au moins six membres du jury.