Mots rapaillés

Le Devoir a demandé aux interprètes des Douze hommes rapaillés: volume 2 quelques commentaires et réflexions sur ce projet. Extraits des courriels reçus.

  • Richard Séguin(Compagnon des Amériques)

«On chante si peu nos poètes au Québec que lorsque l'occasion se présente de participer à un tel projet, moi, je le reçois comme un cadeau. [...] Impossible de ne pas ressentir chaque fois une énergie nouvelle quand nous partageons d'une même voix des vers comme: "À force d'avoir pris en haine toutes nos servitudes, nous serons devenus des bêtes féroces de l'espoir."»
  •   Jim Corcoran (Sentant la glaise)

«Avec des mots, Miron remplit la gourde vide de la vie [...]. Pouvoir le chanter est un privilège. Ce projet sera toujours un des plus nobles et marquants moments de ma démarche en chanson.»

  • Vincent Vallières (Le Camarade)

«C'est un poème sur Jean Corbo, un jeune felquiste mort en posant une bombe qui lui explosa entre les mains. Chaque fois que je chante le vers "Tu allais Jean Corbo au rendez-vous de ton geste", j'ai un frisson qui me parcourt le corps.»

  • Daniel Lavoie (Soir tourmente /Le Vieil Ossian)

«Il y a parfois des [projets] surprises comme ça qui nous rappellent à quel point prendre un petit risque de temps à autre peut être une maudite bonne idée...»

  • Yann Perreau (Amour sauvage, amour)

«Le plus beau dans l'histoire des hommes rapaillés, c'est que ça se déroule dans l'amitié et, avant tout, la pérennité de l'oeuvre de Miron. Pas d'ego trip, juste de la passion et du fun.»
  • Yves Lambert (Retour à nulle part)

«Le texte a été écrit par Gaston Miron au lendemain de la défaite du premier référendum. Et 30 ans plus tard, il demeure très pertinent. Pour moi, chanter ce texte a cappella soutient en toute simplicité la puissance des mots et de l'esprit de Miron.»

  • Pierre Flynn (Ma rose éternité)

«On m'a raconté que Miron devait rentrer de Paris avec son aimée d'alors, qui était française. À la dernière minute, elle changea d'idée et Gaston, sans elle, écrivit ceci dans le bateau vers Montréal. Je suis privilégié de chanter ce grand poème d'amour et de participer à cette aventure avec les Rapaillés.»
1 commentaire
  • Fernand Trudel - Inscrit 30 août 2010 19 h 52

    Ca prend le code

    Ca prend le code comme disait Clotaire Rapaille. Et passez à la caisse aussi...