7e festival Musique du bout du monde - Le grand happening au bord de la mer

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Photo: Christina Alonso Yves Desrosiers et Bïa

Du 12 au 15 août, le centre-ville de Gaspé se transformera en un grand happening pour le 7e festival Musique du bout du monde. Ce n'est pas complètement le bout du monde, mais presque, d'autant que l'on attend 250 artistes, dont Socalled et David Krakauer, Bassekou Kouyaté et Ngoni Ba, Wesli, Bïa et Yves Desrosiers, Radio Radio et Carlos Placeres.

«Les principaux chapiteaux sont installés au bord de la mer, juste en bas de la ville. L'endroit est magnifique, et toute la ville vibre avec le festival», s'exclame Boucar Diouf, le porte-parole de l'événement. Le plus Gaspésien des Africains en sait quelque chose puisqu'il y a habité en 1993. Il y avait même monté les Sunu, un groupe de percussions africaines.

Jeudi, le troubadour dansant Carlos Placeres ouvre le bal. Le lendemain, Socalled, le sorcier montréalais des temps modernes, sera accompagné par David Krakauer, célèbre clarinettiste qui a touché à tout, bien au-delà des musiques juives. Samedi, on propose une excitante affiche avec Bassekou Kouyaté, artiste visionnaire, qui fut la grande révélation africaine des FrancoFolies de Montréal en juin dernier. Également au programme, Wesli, l'étoile montante de la world québécoise qui s'inspire plus que jamais de son Haïti natal depuis le terrible séisme du 12 janvier.

Dimanche, le groupe de fusion est-ouest Ragleela partagera la scène avec Lake Of Stew, à forte dose d'americana, et Apadooraï, spectaculaire formation scénique avec ses didgeridoos. Quoi d'autre? Les chansons frissons de Bïa et d'Yves Desrosiers, en préfestival mercredi, en plus de Labess, Xosluman, Grüv'n Brass, Think About Life, les Joyeux Bouchers, Ramon y su Son, les ateliers de gumboots et de capoeira, les contes pour enfants et le grand défilé du bout du monde. «C'est le point culminant du festival parce que les artistes qui sont venus cogitent à une chorégraphie et se déplacent avec leur musique. C'est comme un minifestival de Rio. Quand tu vois passer ça, tu ne t'imagines pas que tu es dans une petite ville comme Gaspé», conclut Boucar Diouf.

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Collaborateur du Devoir