7e Festival international de reggae de Montréal - Musique caraïbe, dancehall et roots à l'honneur

Neville O’Riley Livingstone dit «Bunny Wailer» avait cofondé avec Bob Marley et Peter Tosh les Wailing Wailers, qui allaient devenir les célèbres The Wailers.<br />
Photo: Milton Raynor Neville O’Riley Livingstone dit «Bunny Wailer» avait cofondé avec Bob Marley et Peter Tosh les Wailing Wailers, qui allaient devenir les célèbres The Wailers.

Pour sa 7e mouture, le Festival international de reggae de Montréal (FIRM) revient aux quais du Vieux-Port de Montréal et offre de vendredi à dimanche une programmation aux couleurs caraïbes, dancehall et roots. Trois journées thématiques sous le signe de la paix auxquelles participeront les légendaires Bunny Wailer, Byron Lee's Dragonnaires, Becket, Frankie Paul et Little John à titre de têtes d'affiche. En plus, plusieurs artistes moins connus se feront valoir chaque jour avant que se présentent les grosses pointures vers 19h tous les soirs.

Demain, le FIRM démarre avec des styles différents de ceux qu'il offre habituellement. «Si le reggae est né en Jamaïque, le pays embrasse également les autres musiques des Caraïbes et nous avons voulu donner une perspective historique à cela», explique Janice Dayle, du festival. Ce sera la soirée des Dragonnaires, formation cinquantenaire qui a touché aussi bien au vieux mento qu'au disco ou au ragga et au soca. «Nous voulons montrer l'autre côté de ce grand groupe: le reggae et le ska.»

Le groupe du regretté Baron Lee partagera la scène avec Becket, icône du calypso et du soca depuis 30 ans, de même qu'avec Pluto, éminent chanteur de reggae rock qui a commencé sa carrière avec les Dragonnaires. Le lendemain, le FIRM donne la priorité au dancehall avec Little John, qui est devenu l'une des premières stars du genre dès l'âge de 17 ans dans les années 1980. Lady Saw, celle que l'on considère comme la doyenne du dancehall, sera également du programme avec Baby Sham et Clifford «Mr. Vegas» Smith.

Puis, la journée de clôture sera conscious ou ne sera pas. Neville O'Riley Livingstone dit «Bunny Wailer» s'amène: celui-là même qui, en s'inspirant des groupes vocaux américains, avait cofondé avec Bob Marley et Peter Tosh les Wailing Wailers, qui allaient devenir les célèbres The Wailers. Il retrouvera Tony Gits, le chanteur de roots de Miami qui a commencé à Montréal, de même que Frankie Paul, une autre légende, Leroy Gibbon, au style lovers rock, et Tosh 1, le fils de l'autre. «Il a développé un style qui est très proche de celui de son père», relate Janice Dayle.

Une autre particularité du FIRM 2010: les artistes moins célébrés par les réseaux montréalais ou internationaux du reggae. «À l'exception des concerts en soirée, la majorité des musiciens apporteront un vent d'air frais», souligne encore l'organisatrice. Ainsi, La loi des Cactus, Daddy Ghost, Sansannah, Damian Jackson et Iley Dread de Montréal, ou J Logic de Toronto et Roots Movement d'Ottawa seront à découvrir. Histoire de faire le plein de bonnes vibrations.

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Collaborateur du Devoir