Otto Joachim, doyen des compositeurs du Québec, est mort

Le compositeur, altiste, violoniste et professeur Otto Joachim est mort à Montréal d'un arrêt cardiaque dans la nuit de vendredi à samedi. Il aurait eu 100 ans le 13 octobre prochain.

Personnalité colorée, musicien intransigeant, Otto Joachim est connu pour avoir été altiste solo de l'Orchestre symphonique de Montréal et membre fondateur du quatuor à cordes de Montréal, avec son frère Walter au violoncelle et Hyman Bress et Mildred Goodman au violon.

Né à Düsseldorf, en Allemagne, en 1910, Otto Joachim a fui l'Allemagne nazie. Après plusieurs années passées en Asie, il gagnait le Canada en 1949. Outre son activité d'instrumentiste, Otto Joachim fut professeur à l'Université McGill jusqu'en 1964 et au Conservatoire de musique, en tant que responsable des classes de musique de chambre, de violon et d'alto, jusqu'en 1977.

En tant que compositeur, Otto Joachim s'est intéressé à toutes les formes de musique, surtout électroniques, mais aussi acoustiques. En 1994, il a composé le mélodrame Stecheldraht (Fil barbelé) pour orchestre de chambre et narrateur, sur des textes issus de conversations avec des survivants d'Auschwitz.

Son fils, Davis Joachim, guitariste, est connu des mélomanes montréalais, ces dernières années comme directeur général d'I Musici puis du Centre d'arts Orford. Otto Joachim a été fait Chevalier de l'Ordre national du Québec en 1993.

Les funérailles auront lieu vendredi à 13h au Mount Royal Chapel du complexe funéraire Mont-Royal, 1297, chemin de la Forêt.