9e Festival international de percussions de Longueuil - Mélissa Lavergne, ou l'approche globale des percussions

On la connaît surtout comme percussionniste de Belle et Bum, mais elle est de l'école de samba Zuruba, de même que de celle de la légendaire famille de Michel Séguin, Monsieur Toubabou, lui-même. D'abord musicienne, mais aussi danseuse de formation classique, Mélissa Lavergne propose samedi et dimanche ses deux premiers concerts d'envergure au Festival international des percussions de Longueuil qui se déroule dans le Vieux-Longueuil du 15 au 18 juillet, et pour lequel elle est porte-parole. On y attend 125 000 personnes et 500 artistes, dont une vingtaine qui arrivent d'Espagne.

Si Mélissa Lavergne maîtrise une grande quantité d'instruments de percussion, son préféré demeure le djembé: «C'est le plus polyvalent et celui qui permet de jouer tous les styles du monde», dit-elle. Férue d'art mandingue, une culture qu'elle a découverte en Guinée, elle s'implique dans une démarche globale ayant aussi étudié les rythmes wolofs au Sénégal, la musique afro-cubaine à Cuba, le flamenco à Séville et tout récemment les tambours sur cadre à New York avec le réputé Glen Velez. «Tout cela s'inscrit dans mon long cheminement qui est une étude de tous les aspects du monde de la percussion», explique-t-elle.

Samedi soir, elle présente Autour de Mélissa avec plus de 40 artistes, dont le groupe Duende Con Fusion qu'elle a formé à son retour d'Espagne, les membres de l'école afro-cubaine Ilu Ladé, l'excellent André Dupuis, les chanteurs Carlos Placeres et Zale Seck, de même que Bélébélé, le collectif de musique mandingue qu'elle a formé, avec qui elle reviendra dimanche, en compagnie du chanteur-conteur Gotta Lago.

Mélissa s'intéresse de près aux artistes espagnols présents à Longueuil. «La troupe Arte de España est excitante. Quand on voit danser Lina Moros, on est vraiment pas loin de l'Espagne, s'enthousiasme-t-elle. Et Rosanne Dion, qui a accepté de collaborer avec deux grands maîtres du flamenco.» Et comment! José Galvez, chanteur-guitariste de Jerez que l'on a vu auprès de Gerardo Nuñez et Moraito, ainsi que José Maya qui s'est fait connaître comme danseur attitré du grand guitariste Tomatito!

Le festival présente également Albadulake, qui marie le cirque contemporain au flamenco, et le groupe de percussionnistes catalans La Banda del Surdo. Et aussi des ateliers de danse et de percussions, des cours de maîtres, le grand défilé carnavalesque, l'exposition Paseo del Arte. Sans compter Wesli, Puzzles Crew, Gadji-Gadjo et les spectaculaires taikos japonais d'Arashi Daiko. «C'est un autre genre que j'aimerais étudier», conclut Mélissa Lavergne.

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Collaborateur du Devoir
1 commentaire
  • France Marcotte - Abonnée 15 juillet 2010 12 h 11

    Nous avons un soleil

    Je ne sais pas comment elle fait, elle ne fait pas elle est, cette jeune femme est un vrai soleil. Elle irradie même à la télévision. On devrait la balader, percussionnant sur un char allégorique, dans les rues sales et transversales pour redonner du courage et retrouver le sentiment d'être vivant.