Abitibi-Témiscamingue - De la variété sur un site modifié au Festival de musique émergente

De grosses pointures se partageront les scènes du Festival de musique émergente de Rouyn-Noranda, dont Martha Wainwright.
Photo: Agence France-Presse (photo) Ben Stansall De grosses pointures se partageront les scènes du Festival de musique émergente de Rouyn-Noranda, dont Martha Wainwright.

Le Festival de musique émergente (FME) de la toujours très culturelle Rouyn-Noranda accueillera cette année encore des artistes offrant une vaste palette sonore, du rock lourd des Américains des Melvins au folk de Martha Wainwright, en passant par l'électro des Français d'High Tone et par la chanson de Pierre Lapointe.

Le FME a invité, du 2 au 5 septembre, des artistes tels que Karkwa, Fred Fortin, Les Vulgaires Machins, Pascale Picard et Damien Robitaille à venir faire leur tour dans la capitale nationale du cuivre. Mais, fidèle à son habitude, le festival a greffé aux noms un peu plus connus des pousses plus vertes, comme Salomé Leclerc, Misteur Valaire, Le Husky, Gigi French, We Are Wolves et La Descente du coude.

La filière du concours des Francouvertes prend régulièrement la route 117 depuis quelques années, et cette édition du FME ne fera pas exception. Le gagnant ainsi que le finaliste de 2010, Bernard Adamus et Alex Nevsky, y seront, tout comme Michèle O. et Jesuslesfilles — qui a reçu le prix du FME lors des plus récentes Francouvertes. Ariel, champion de la cuvée 2009, y sera aussi, tout comme l'Abitibienne Chantal Archambault et les vainqueurs de 2008, La Patère rose.

Il faudra également surveiller les Anglos du Québec. The Besnard Lakes — en nomination au prix Polaris pour le meilleur album canadien — seront à Rouyn-Noranda, comme The Peelies, Leif Vollebekk et Parlovr.

Le FME, nommé événement de l'année au gala de l'ADISQ 2009, laisse encore cette année une place de choix au métal, au hip-hop et à la musique électronique, qui sera pour cette édition l'affaire des invités français (Chapelier fou, Le Catcheur et la pute).

Brasser ses cartes

Pour cette 8e édition écourtée d'une journée, le FME a dû jongler avec quelques changements de salles. Le Paramount ayant fait faillite dans l'année, les organisateurs se sont rabattus sur l'Agora des arts, une salle établie dans une église que le festival avait testée l'an dernier. Aussi, la ville verra naître dans les prochaines semaines une toute nouvelle enceinte, la salle Évolu-son, «un mini-Cabaret Juste pour rire, avec une mezzanine, qui peut accueillir environ 200 personnes», explique le directeur du FME, Sandy Boutin. L'endroit permettra d'ajouter un concert de plus par jour lors des 5 à 7.

La scène extérieure de la 7e Rue prendra du galon. «Habituellement, on faisait le spectacle de la rentrée de l'UQAT sur son terrain, mais l'endroit est en rénovation, explique Boutin, également gérant de Karkwa. Alors, on déménage tout sur la 7e Rue le jeudi et on ne bouge plus de là jusqu'à la fin.»

La matinée du samedi matin sera occupée par le nouveau volet «Arts de la rue», qui se veut davantage «une façon de dévier un peu du spectacle conventionnel, avec quelques petits tests, des installations», explique le directeur. Les formations françaises Cabine et Transat s'en chargeront — possiblement sur le toit d'un édifice, si tout se passe comme prévu. En après-midi, le Piknic Électronik sera de retour sur la presqu'île du lac Osisko.

Différents forfaits et passeports seront mis en vente demain, à midi, dans le site du FME.

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