Johnny Hallyday est «tiré d'affaire»

Le chef de chirurgie orthopédique et traumatologique de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Yves Catonné, a répondu aux questions des journalistes, hier à l’hôpital Cedars-Sinaï de Los Angeles.
Photo: Agence Reuters Benoit Tessier Le chef de chirurgie orthopédique et traumatologique de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Yves Catonné, a répondu aux questions des journalistes, hier à l’hôpital Cedars-Sinaï de Los Angeles.

Los Angeles — Johnny Hallyday, qui est sorti de son coma artificiel lundi soir, est «tiré d'affaire», mais il devra annuler ses concerts prévus en janvier au profit d'une longue convalescence, a indiqué hier un chirurgien français venu à Los Angeles s'enquérir de son état de santé.

«Il est conscient, il parle [...] ça va», a déclaré à l'AFP le chef de chirurgie orthopédique et traumatologique de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Yves Catonné, venu rencontrer ses confrères américains, notamment pour étudier les conditions d'un rapatriement.

«Je pense qu'il est tiré d'affaire», a-t-il souligné, tout en insistant sur le fait qu'il aura «besoin d'une convalescence en partie à l'hôpital, en partie chez lui».

Dès lors, il n'est pas envisageable qu'il reprenne sa tournée d'adieu, Tour 66, dont la reprise était prévue le 8 janvier à Amiens, a averti le médecin français. «Il ne sera pas prêt en janvier», a-t-il dit.

Le chanteur et acteur français de 66 ans avait été admis le 7 décembre à l'hôpital Cedars-Sinaï de Los Angeles pour une infection découlant de son opération d'une hernie discale pratiquée le 26 novembre en France.

L'entourage de M. Hallyday avait rapidement incriminé le Dr Stéphane Delajoux, qui l'a opéré, son producteur Jean-Claude Camus parlant même d'«un massacre» et n'excluant pas une procédure judiciaire contre celui-ci.

Mais Yves Catonné a refusé de s'exprimer sur ces graves accusations lancées contre son confrère, relevant seulement qu'«il faudra faire une enquête».

Réopéré dans la nuit de mercredi à jeudi dernier en raison de lésions résultant de l'opération d'une hernie discale effectuée le 26 novembre à Paris, M. Hallyday avait été placé en coma artificiel vendredi, pour la seconde fois en une semaine, afin d'atténuer sa souffrance.

L'idole des yéyés aurait été victime d'une «infection nosocomiale» qui aurait pu être contractée «durant l'opération de sa hernie discale», a déclaré au parisien.fr le président du directoire de la société de production du chanteur, Dinh Thien Ngo.

Du reste, l'annulation à venir des concerts s'annonce déjà comme un casse-tête pour la production du rocker et pour les assureurs. Vingt-quatre représentations étaient prévues jusqu'au 13 février.

En principe, M. Camus devrait être indemnisé par les assureurs à hauteur de plusieurs millions d'euros pour peu que la cause de l'annulation, en l'occurrence une hernie discale, ne fasse pas l'objet d'une exclusion dans le contrat d'assurance.

Contacté hier par l'AFP, le courtier Ovatio, qui coordonne la couverture de la tournée, s'est refusé à tout commentaire.

Jean-Claude Camus, qui devait arriver à Los Angeles en fin de journée, a d'ores et déjà indiqué qu'il s'exprimerait aujourd'hui sur la question, après avoir eu le compte-rendu des experts dépêchés auprès de l'icône française.

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